Spa Six Hours : la Marcos # 91 a choisi de filer à l’Anglaise après deux tiers de course !

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Pierre Etienne, Alexandre Viron et Emeric Bordet abordaient les Spa Six Hours avec l’ambition de se faire plaisir, sans pour autant négliger le classement final.

Le plateau conséquent offrait au public venu en masse un magnifique spectacle. Voir des Ford GT 40, des Jaguar type E ou une rare Reliant Sabre qui grimpent le Raidillon avec le même entrain avait de quoi réjouir tous les passionnés de voitures anciennes.

Au sein de cet extraordinaire peloton, la Marcos 1800 préparée par le Delahaye Racing Team attirait de nombreux regards, mettant en valeur ses courbes musclées mais sensuelles. Assurément, la vieille Anglaise a gardé son charme et son pouvoir de séduction intacts malgré ses 49 printemps !

S’il n’était pas le plus rapide en piste, Pierre Etienne a néanmoins effectué un premier relais intéressant avant de céder – au bout de deux heures continues d’effort – le volant à Alexandre Viron. Une petite hésitation au démarrage assorti d’un contrôle visuel du moteur lui aura fait perdre un peu de temps avant de rejoindre la ronde, sans qu’aucune réelle anomalie ne soit détectée.

Pour une première expérience au volant de la Marcos et pénalisé par une position de conduite peu à son avantage, Alexandre prenait tour après tour la mesure de l’auto. Peu avant la fin de son relais et alors qu’un safety car venait d’entrer en piste, la voiture s’immobilisait en bord de piste. ‘’Le moteur s’est étouffé, je ne parvenais pas à le remettre en marche, je n’ai rien pu faire’’ expliquait Alexandre Viron en revenant au box.

Emeric Bordet se voyait du coup privé du dernier relais mais faisait néanmoins contre mauvaise fortune bon cœur : ‘’Ça arrive, ça ira mieux l’année prochaine’’ philosophait-il. Et pour sa part, s’il n’est jamais agréable de devoir renoncer en cours d’épreuve, Pierre Etienne reconnaissait néanmoins s’être bien amusé durant ses deux heures de pilotage.

‘’Au démontage, nous avons constaté que le jeu aux soupapes était hors tolérances, il n’y avait plus de compression dans les cylindres’’ expliquait Pierre Sevrin quelques jours après la course. ‘’Le moteur avait totalement refait à neuf par une société spécialisée en Angleterre. Même en y apportant la plus grande attention, cela reste une mécanique ancienne et nous ne sommes pas à l’abri d’une défaillance, bien plus qu’avec une voiture moderne. Nous l’avions déjà vu aux essais, il a fallu remplacer un différentiel pourtant remis à neuf. Ici, c’est la distribution qui a posé problème ….. ’’.

Les nombreuses taches d’huiles dans la pit lane ou le nombre de voitures immobilisées devant leur stand mettaient en évidence la fragilité des mammys du bitume, toutes ne résistant pas au traitement infligé. Ceci ne décourage pourtant pas les pilotes qui enchaînent les meetings au volant de ces bolides d’un autre âge qui leur procurent des sensations aussi datées que leurs autos mais tellement intenses !

Avec un projet de participation à un rallye routier dans les tablettes du Delahaye Racing Team, la belle Marcos reconditionnée rejoindra prochainement un nouveau paddock, pour le plus grand plaisir de ses nombreux admirateurs.

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