Francorchampagne : la journée des jokers.

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En clôturant la journée avec un résultat blanc et en ayant franchi le fameux temps pivot en seconde manche, la paire Bouvy-Kelders aura utilisé tous ses jokers durant l’avant-dernier meeting du BTCS.

Alors que les essais s’étaient déroulés sans problème pour l’équipage Renault, il en a été tout autrement lors des deux manches disputés sous un soleil printaniers.

Premier départ, Fred Bouvy s’installe en troisième position derrière de toujours très puissantes Kia et Audi. La première partie de manche ne verra aucun changement notable de position, Fred tenant à distance une Jaguar, la seconde Kia et une BMW, dans cet ordre.

Le 14ème tour voit s’ouvrir le ballet des ravitaillements. Parmi les derniers à emprunter la pitlane, Fred Bouvy cède le volant à son équipier, Christian Kelders. Ce dernier adopte un rythme un peu moins élevé que celui soutenu par son compère et se retrouve sous la menace de la Kia numéro 7 pilotée par Philippe Stevenny. Hésitation du pilote Real Solutions, incompréhension avec son adversaire ? Toujours est-il qu’à 6 tours de la fin, Christian se fait heurter par Stévenny qui tente de le dépasser. La Mégane échoue dans un bac à gravier et ne peut repartir, jante arrière droite cassée. C’était malheureusement aussi « Journée sans Voiture » au virage de Bruxelles pour l’infortuné pilote Renault ……

Si l’Audi de Schroyen / De Crem rend l’âme juste après le ravitaillement et se fait ainsi  souffler la 3ème place au championnat par la Kia de Dockerill / Stevenny, la victoire de Vanbellingen / Maes permet à la BMW de réduire l’écart au classement.

Sachant qu’au décompte final, le plus mauvais résultat de chaque concurrent ne sera pas pris en compte, on l’aura compris, le tandem Bouvy / Kelders vient d’utiliser son joker dans une manche qui se solde par le 1er abandon de la Renault Mégane Trophy Endurance du Delahaye Racing Team dans le championnat BTCS.

Pour la seconde envolée, Christian Kelders est au volant d’une Mégane remise à neuf par les l’action efficace des mécaniciens du team et occupe la pole position sur la grille de départ.

La concurrence est très en verve, l’Audi de De Crem, la BMW de Maes et la Kia de Stevenny lui brûle la politesse. Christian Kelders suit à distance l’explication entre ces trois protagonistes durant une quinzaine de tours avant de céder le volant à Fred Bouvy.

A une dizaine de secondes de la BMW de Vanbellingen et un peu plus du double de la Kia de Dockerill, le pilote Red Bull flirte avec le temps pivot à chaque tour sans pour autant parvenir à rejoindre la tête de course.

A quelques encablures de l’arrivée, la sortie d’un malheureux pilote Seat au sommet du Raidillon oblige le safety car à neutraliser la course et permet opportunément le retour de Fred Bouvy dans les échappements de ses adversaires.

Au restart, il ne reste que quelques tours pour tenter de conquérir la plus haute marche du podium. Si Dockerill était vite contraint de céder sa seconde position, Fred verra la BMW franchir en tête la ligne d’arrivée.

« J’ai tout essayé mais il m’aura manqué un ou deux tours pour m’imposer » dira Fred Bouvy avant de grimper sur le podium, Il aura vraiment tout tenté, y compris en passant sous la barre des 2’30’’ – soit le temps pivot imposé – et en jouant là aussi le joker autorisé par le règlement.

La conclusion est pour Gilles Terlinden, l’un des deux boss du Delahaye Racing Team, qui analyse la situation sans se départir de son calme habituel : «  C’est sûr, ce n’est pas notre meilleur week-end mais nous sommes toujours en tête du championnat, la pression est chez nos adversaires. Pour la finale à Zolder, il faudra être performant. J’ai confiance tant dans l’équipage que dans notre Renault. On a l’expérience, des idées aussi ! »

See you in Zolder pour une finale qui promet un suspens intense !

Francorchampagne : débuts convaincants pour le duo Packmans / Dubreucq.

32ème au départ, 25ème à l’arrivée et 8ème de catégorie, voilà comment on pourrait résumer en chiffres la première manche du Francorchampagne pour le duo Packmans / Dubreucq.

Plus qu’un bilan chiffré de cette course, il faut avant tout voir le début convaincant d’un duo pour le moins sympathique. Si Luc Dubreucq bénéficie d’une petite expérience en course, Denis Packmans est un vrai novice, il participe à sa première course !  Ils incarnent à eux deux l’esprit amateur dans le sens le plus noble : ils viennent avant tout pour se faire plaisir. Ceci n’exclut pas une préparation minutieuse de l’épreuve, un engagement total, une motivation de tous les instants. Et ça marche !

Denis Packmans améliore ses chronos des essais et réalise un excellent 2’55’’5. Pour mémoire, il roule à une main ….. Luc Dubreucq réalise pour sa part un temps de 2’52’’85. Pour des amateurs, ils se débrouillent bien !

« Je me suis bien amusé ! » explique Luc à l’arrivée, le sourire aux lèvres ! Quant à Denis, un rien stressé, il savoure ce premier drapeau à damier qui vient couronner un an et demi d’effort et de préparation. On dirait deux gosses et leur Dinky Toys …… Quand on vous dit que ce sont deux vrais amateurs passionnés !

Le temps passe mais la deuxième manche est annoncée.

Il est un peu moins de 16H00’ lorsque Denis Packmans se présente sur la pré-grille . « Je dois faire quoi ? Ça se passe comment ? » demande le sociétaire du Delahaye Racing Team,  angoissé. Le temps de lui donner quelques consignes, un tour de formation et hop, le départ est donné ! « Ca s’est passé tellement vite, je n’ai pas tout compris…… » dira le bruxellois à l’arrivée.

Sous le regard ému de ses amis et fidèles supporters, Denis enchaîne les tours. 31ème au premier passage – soit sa position de départ – Denis Packmans fait une faute qui le relègue en 35ème position au second tour. 34ème, puis 33ème, puis 30ème ….. il remonte calmement le peloton, se débarasse sans complexe de ses adversaires pour confier le volant à Luc Dubreucq après 15 tours de course qui repart à la 27ème place .

Malheureusement, très vite une vibration anormale apparaît, un axe de triangle avant a cédé. L’abandon est irrémédiable. « C’est incroyable, c’est la première fois que je vois cette pièce casser » explique – dépité – un mécanicien du Delahaye Racing Team.

Déçu, les deux compères ? A peine !  « C’est un chouette week-end » explique Luc. « C’est sûr, j’aurais préféré terminer cette seconde manche mais c’est la course, c’est comme ça » ajoute-t-il.

C’est Denis Packmans qui dresse le bilan de cette participation : « C’est fou comme tout a été vite ! C’est une magnifique expérience. On a montré qu’on avait tous les deux notre place en BTCS. On a aussi une marge de progression importante. Je veux être là pour le BTCS 2010 ! »

Le mot de la fin, on le laissera à un joyeux camarade : « C’est terrible ce qu’il a fait ! », en parlant de son pote Denis. On vous l’a dit, pour de multiples raisons, le duo Dubreucq / Packmans aura été particulièrement convaincant.

Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’on puisse les revoir très vite sur la piste.

Essais tranquilles pour le DRT lors du Francorchampagne.

« Rien à signaler », tel pourrait être le résumé des essais libres et qualificatifs pour le Delahaye Racing Team à l’occasion de l’avant dernier rendez-vous du BTCS 2009.

La séance libre de 80 minutes du vendredi fut une simple séance de réglage pour Fred Bouvy et Christian Kelders qui signèrent le meilleur temps avec leur Renault Mégane Trophy Endurance.

Pour Denis Packmans, ce fut par contre une séance studieuse, l’occasion d’aligner 20 tours entrecoupés de deux arrêts pour affiner les réglages de sa Renault Clio Cup. L’occasion aussi d’améliorer ses temps de près de 2 secondes, ce qui n’est pas négligeable, vous en conviendrez.

Samedi matin, après le traditionnel briefing officiel, les choses sérieuses commencent avec la sortie dès 9h35’ des S1 et S2 d’abord, 15 minutes plus tard des autres concurrents.

Fred Bouvy frôle d’entrée de jeu le temps pivot de 2’27’’ mais voit son temps annulé, ayant franchi la limite de la piste des quatre roues au sommet du Raidillon. Qu’à cela ne tienne, Fred repart à l’assaut du chronomètre et fais claquer un 2’27’’34 qui le place en deuxième position derrière une Kia qui aura eu la chance d’accrocher un temps de 2’27’’12. « La voiture vaut 2’27’’ sans trop de dfficultéi, pas de souci pour nous » lâche Fred à la radio.

Denis Packmans, rejoint par son équipier Luc Dubreucq, se jette dans la meute et améliore encore de 6 dixièmes sont temps de la veille. Plus expérimenté, Luc Dubreucq clôture la séance sur un sage 2’52’’08 qui les place en 32ème position soit au milieu du peloton de la catégorie T2.

Rebelote à 12h15’ pour une nouvelle séance qualificative de 55 minutes.

Luc Dubreucq ouvre le bal avec les autres T2 et signe un chrono de 2’53’’22 synonyme à nouveau de ….la 32ème position sur la seconde grille de départ. Le déclassement de la Solution F de Viron et Richard pour voiture non-conforme leur fera gagner une place, après contrôle et délibération du collège sportif survenus peu de temps après la fin de la séance.

Denis Packmans – qui a longuement étudié les graphiques du système d’acquisition de données à l’issue de la 1ère séance – n’améliore pas son chrono du matin mais affine ses freinages, vise mieux ses points de corde et surtout déstresse un petit peu. Une première course, ça met les nerfs à vif !

Fred Bouvy attend pour sa part la fin de séance pour signer – sans forcer son talent – un excellent 2’27’’41qui le place à nouveau en seconde position derrière la Kia numéro 17. Cette dernière, pilotée par le pilote-chanteur Koen Wauters, se verra relégué à la 21ème position après avoir réalisé un chrono sous le temps pivot. A vouloir trop bien faire ……  C’est donc en pôle position que la belle Renault Mégane du Delahaye Racing Team s’élancera ce dimanche après-midi pour la seconde manche prévue à 16h00’.

Rappelons que Fred Bouvy et Christian Kelders disposent d’une avance confortable au championnat et se dirigent vers un titre qui leur semble promis, sauf catastrophe …..

Le BTCS 2009 accueille un nouveau duo : Denis Packmans et Luc Dubreucq !

A l’occasion de l’avant dernière manche du BTCS, un nouveau tandem prendra la piste : Denis Packmans et Luc Dubreucq.

Si vous demandez à Denis Packmans de se présenter, il vous dira : « Je suis un pilote à une main ! ». N’en déduisez pas qu’il roule sur les boulevards le coude à la portière, ce n’est pas vraiment son genre. Privé de l’usage de son bras droit, Denis pilote une Renault Clio du seul bras gauche et il la pilote même très vite !

Le sport auto, il est « tombé » dedans par hasard, persuadé que ce n’était pas pour lui. Une séance de kart avec des amis, un kart à lui pour se faire plaisir sur les pistes du Royaume, Denis Packmans a ensuite franchi un pas décisif en 2008 en faisant l’acquisition d’une Renault Clio Cup flambant neuve. Il fallait un team pour héberger et entretenir sa petite bombe au losange: c’est le Delahaye Racing Team qui s’en charge.

« J’ai passé la porte des ateliers à Wavre, j’ai rencontré une équipe compétente, professionnelle et passionnée. On m’a écouté et on m’a proposé tout naturellement des solutions pour que je puisse rouler dans une voiture de course. Que pouvais-je rêver de mieux pour entrer de plein pied dans le monde du sport automobile ? » dit Denis Packmans, avant d’ajouter « Chez Delahaye, il y a un esprit avant tout humain et sportif, c’est primordial pour moi, ça fait toute la différence. »

Les boss du team Delahaye, Gilles Terlinden et Pierre Sevrin, on très vite compris qu’ils pouvaient permettre à Denis de concrétiser ses idées. Un jeune ingénieur s’est chargé de concevoir un système électro-pneumatique qui permet le passage des vitesses par le biais de deux interrupteurs situés au revers du volant, côté gauche bien sur. Et ça marche ! Après une phase de conception et de développement, le système a été fiabilisé et fonctionne parfaitement. Depuis lors, Denis enchaîne les séances de roulage à Zolder, Francorchamps, Croix-en-Ternois,  sur le circuit des Ecuyers aussi ……

S’il ne peut agripper le levier de vitesses, Denis sait où se trouve la pédale de gaz ! Il y aura bien eu quelques sorties dans les bacs à gravier et même une rencontre un peu brutale avec un mur à Zolder, il n’empêche que les chronos s’améliorent à chaque sortie.

« Mes ambitions sont raisonnables, les ténors de la catégorie n’ont rien à craindre ! » s’exclame Denis avec une pointe de malice dans le regard. Comme pour tous les sports, il faut apprendre et la volonté ne fait pas tout. Alors Denis roule, roule et roule encore, avec une régularité métronomique et une approche intelligente. « Il n’y a pas de miracle, il faut aligner les tours de circuit pour progresser, écouter les conseils des pros aussi, savoir les appliquer surtout. J’ai encore une sérieuse marge de progression. Je compte bien sur cette première course pour acquérir le petit plus qui me fait encore défaut. Il faut reculer sans cesse ses limites, trouver les bonnes sensations, apprendre à freiner plus tard et réaccéler plus tôt. Rien ne vaut la compétition pour cela. » constate le Bruxellois avant d’ajouter en riant : « Ah oui, il faut aussi que j’améliore ma condition physique ! Quand je sors de la voiture après un run, je suis lessivé ! ».

Et Luc Dubreucq ? S’il n’est pas un novice sur les circuits, il est avant tout un pilote amateur dans le sens le plus noble du terme.  Il compte à son actif plusieurs participations en Fun Cup et en BTCS. « Un test en Solution F à Dijon, une participation au Francorchampagne, j’ai cassé ma tirelire pour me faire plaisir cette année ! » avoue l’équipier de Denis Packmans. « Je vais retrouver le Delahaye Racing Team avec plaisir. J’ai participé aux 25 Heures VW Fun Cup avec cette équipe en 2005, j’en garde un très bon souvenir. » ajoute-t-il.

Nul doute que les nouveaux associés seront complémentaires dans cette aventure qu’ils abordent avec une envie commune: se faire plaisir avant tout.

Le week-end prochain, Denis et Luc ainsi que leurs partenaires aurons franchi un pas décisif : la Renault Clio blanche et orange aux couleurs Nafarmetic, Funtex, Twin Shop, Histoire de Famille, Blender, Multisport Dewit et Digital Design et ira bondir vers le ciel au sommet du Raidillon, à l’assaut des Combes, au milieu de la meute des concurrents du très relevé Belgian Touring Cars Series.

Et il y aura du Champagne à l’arrivée. Peut-être pas encore celui du podium, plus simplement celui qu’on savoure entre amis lorsqu’un beau rêve se réalise.

Clio Cup à Zolder : Romain Troombeeckx plus fort que les camions du Truck Grand Prix !

Si les deux séances qualificatives de ce meeting limbourgeois n’ont pas permis à Romain Troonbeeckx de faire mieux que les 5ème et 8ème chronos, les deux courses allaient par contre permettre au jeune pilote brabançon de faire étalage de tout son talent avec à la clef deux brillants résultats.

Il est midi lorsque le pilote de la Clio Cup numéro 27 du Delahaye Racing Team se présente sur la première grille de départ de la journée. Le feu vert s’allume, c’est parti pour 14 tours de folie ! Les premiers kilomètres voyaient Van den Berg, Paulsen, Verbist et Troonbeekcx prendre le large sur la meute des poursuivants, chacun y allant au passage de son petit travers ou de sa petite faute, pour la plus grande joie du public mais fort heureusement sans conséquence : Verbist en travers dès le 1er tour, Paulsen à la faute à l’entame du 2ème tour, Troonbeeckx au 4ème tour ….. Ceci n’empêche pas le sociétaire du Delahaye Racing Team de réaliser le meilleur chrono lors du 3ème tour de course bouclé en 1’49’’84, performance qu’il réédite lors du 6ème tour parcouru en 1’48’’89.

Son mérite est d’autant plus grand que la piste est rendue glissante par la faute des camions du Truck Grand Prix qui maculent le bitume d’un mélange d’eau et de mazout et ramènent quantité de terre sur la piste au gré de travers spectaculaires …..

La moitié de la manche est atteinte, Romain Troonbeeckx est alors troisième derrière Van den Berg et Verbist qui se battent virage après virage pour le leadership d‘une course âprement disputée. Les trois protagonistes se tiennent à ce moment en moins de 3 secondes, c’est dire si la lutte est intense.

Au 9ème tour, la situation bascule lorsque Paulsen et Lambotte – revenu aux affaires –  s’accrochent alors que François Verbist se fait éjecter de la piste par Van den Berg. Romain Troonbeeckx idéalement placé évite tout accrochage et s’empare alors de la première place.

Tout est joué ? Pas vraiment ! Nicolas Maiterie – bien revenu lui aussi – entend bien disputer à Romain la plus haute marche du podium et entame avec lui un mano à mano intense.

L’avant dernier tour va apporter un ultime rebondissement à une manche qui n’en manquait pourtant pas. « Nicolas Maiterie m’a touché légèrement alors que nous étions côte à côte, je n’ai pas eu d’autre solution que de tirer tout droit et de couper mon virage. Je savais que j’avais de la sorte bénéficié d’un avantage, j’ai alors fait signe à Nicolas de  passer devant moi mais il ne m’a pas compris. » explique Romain après l’arrivée, un peu dépité. La sanction – dure et sans concession – tombe sur les écrans TV : 30 secondes de pénalités.

Alors même que Romain est le premier à franchir la ligne d’arrivée, c’est en 7ème position qu’il figurera quelques instants plus tard dans le classement général de cette manche.

Moins de trois heures plus tard, on prend les même et on recommence.

Romain Troonbeeckx n’a pas baissé les bras, il est toujours motivé et il le prouve dès le premier tour : 8ème sur la grille de départ, 5ème au premier virage, 4ème dans le droit dit « du canal »,  3ème à aborder la ligne droite des stands, il affirme d’entrée de jeu ses ambitions !

Bien calé dans les échappements de Verbist et de Van den Berg, il réalise à nouveau les meilleurs chronos du peloton dans les 2ème et 5ème tours !

Cette seconde manche sera nettement plus calme que la première. Les concurrents, peut-être échaudés par les nombreux faits de course de la manche précédente, restent plus circonspects et tout simplement moins agressifs.

Néanmoins, le rythme est élevé et les 14 tours verront les trois premiers se tenir constamment en moins d’une seconde ! C’est sûr, il faut des nerfs solides et une concentration de tous les instants pour tenir ainsi trente minutes. Si Paulsen se rapprochera à diverses reprises du trio de tête, rien ne viendra troubler l’ordre établi. Romain Troonbeeckx coupera la ligne d’arrivée en 3ème position, à 962 millièmes du champion 2008 François Verbist.

Le pilote du Delahaye Racing Team repart de Zolder en tête du classement « junior » de la Clio Cup mais surtout, il a montré une belle maturité dans une compétition qui reste année après année très disputée, un bilan positif au terme d’une journée intense.

Clio Cup : Seul contre tous !

L’information est un peu passée inaperçue dans les médias mais pourtant le w-e des 24 Heures de Zolder était aussi l’occasion pour les pilotes de la Clio Cup belge de se retrouver sur le tracé limbourgeois après deux mois de vacances bien méritées. À cet effet, ce sont une petite vingtaine de pilotes qui se retrouvaient pour en découdre dont pas mal d’étrangers. Petite surprise du côté de chez Delahaye puisque seul Romain Troonbeeckx prenait le départ dans le clan wavrien. Non pas à cause d’une rupture De Saeger vs DRT mais bien suite à un problème de budget qui l’obligeait à quitter le giron du team, en espérant de notre côté le retrouver au plus vite. Seul sur la piste face à tous les autres, Romain Troonbeeckx allait devoir se cracher dans les mains pour défendre sa position au championnat Junior notamment.

Le début du meeting allait pourtant se révéler délicat pour la Clio Delahaye. Avec deux 11 ème chronos dans les deux manches qualificatives, c’est avec un moral assez bas que Romain nous quittait le jeudi soir. 2 bonnes nuits de sommeil plus tard (on ne roule pas le vendredi à Zolder) et Romain nous revenait plein de bons desseins. Et comme c’est devenu une habitude depuis le début de saison, la Clio Cup belge allait faire l’apologie de la course en peloton. Avec 13 bolides roulant dans la même seconde, ce n’est plus le pilote le plus rapide qui gagne mais bien celui qui arrivera à gérer au mieux la course en peloton et cela sans faire la moindre erreur. À ce petit jeu, Romain s’en sortait relativement bien avec, à chaque fois, plusieurs positions gagnées sur la piste. 8ème puis 6ème des manches 1 et 2, le pilote Delahaye quittait Zolder le samedi soir toujours 2ème au classement Junior et 6ème au général.

24H Zolder : Nouvel abandon pour Francorchamps Motors by Delahaye

Décidément, il ne fait pas bon être favori cette année en sport automobile. Que cela soit en Formule 1 ou lors des 12H et 24H de Spa, les favoris ont à chaque fois trébuché. Les 24H de Zolder n’auront pas failli à la série noire puisqu’après l’abandon de la Mégane, c’est la Ferrari qui devait rendre l’âme peu avant la 20ème heure de course suite à un autre bris de moteur. Inutile de dire que les mines étaient déconfites aussi bien du côté de chez DRT que de chez Francorchamps Motors.

Pourtant, l’épreuve avait bien commencé avec une Ferrari directement aux avant-postes et une Mégane jouant la régularité. Pas une seule erreur de pilotage ne viendra d’ailleurs mettre à mal les stratégies mises en place. Pointant en tête pendant de longues heures avec même à certains moments un duo Mégane/Ferrari en haut des feuilles de résultats, rien ne semblait pouvoir troubler la sérénité du clan. Un 1er coup sera pourtant porté du côté de la Mégane avec un abandon aussi subit qu’inattendu après une quinzaine d’heures de course. Les derniers espoirs reposaient ainsi sur une Ferrari ayant apporté beaucoup de satisfactions depuis son arrivée dans l’équipe et la collaboration avec le garage Francorchamps Motors. Las, alors que Christian Kelders se trouvait au volant et alignait les chronos requis par la stratégie, une 1ère alerte survenait avec quelques ratés moteurs. Moins d’un tour plus tard, la Ferrari déversait son huile dans la ligne droite suivant le virage du canal et obligeait le pilote à ranger définitivement son bolide sur le côté pour abandonner.

24H Zolder : le point après 18H de course

Peu de changement dans les positions de tête depuis la dernière news. À signaler toute fois que le retour de la chaleur pourrait faire souffrir quelques mécaniques même si pour le moment rien n’est à signaler à ce niveau. Du côté de la voiture DRT rescapée, la chasse aux Porsche ProSpeed et First Motorsport est toujours ouverte avec un peu moins de deux tours de retard sur sa compère de la catégorie GT3.

Le classement après 18H de course :

  1. Porsche 911 GT3 RS – ProSpeed Competition : 636 Laps
  2. Porsche 911 GT3 Cup S – First Motorsport : + 3 Laps
  3. Ferrari F430 GT3 – Francorchamps Motors by Delahaye : + 5 Laps
  4. Viper GT1 – Kuismanen Racing : +22 Laps
  5. Porsche 997 GT3 Cup – Speedlover : + 26 Laps

24H Zolder : abandon pour la Mégane

Malgré un ciel sans nuage, c’est un coup de tonnerre qui s’est abattu sur les membres du team Delahaye et sur l’équipage de rêve Goossens/Kumpen/Sougnez/Soulet peu après 6 Heure du matin. Alors qu’elle tournait sans le moindre souci depuis plus de 14 Heures, sans même le moindre témoin d’alarme allumé au tableau de bord, le moteur de la Renault Mégane alors en bagarre pour la victoire générale aux 24 Heures de Zolder a rendu les armes (distribution). La déception était évidemment énorme au sein du team Wavrien qui rêvait d’accrocher un nouveau podium au palmarès du bolide au losange. Par conséquent, c’est la Ferrari F430 GT3 qui combattra seule la meute avec toujours pour objectif un beau résultat à la clé. À 07H15, soit avec encore 8H45 de course, les espoirs sont toujours bien présents de retrouver le cheval cabré sur l’une des trois marches du podium.

Le classement à 07H15 :

  1. Porsche 911 GT3 RS – ProSpeed Competition : 542
  2. Porsche 911 GT3 Cup S – First Motorsport : + 8 Laps
  3. Ferrari F430 GT3 – Francorchamps Motors by Delahaye : + 9 Laps
  4. Viper GT1 – Kuismanen Racing : +24 Laps
  5. Viper GT1 – AD Sport : + 25 Laps

24H Zolder : le point à la mi-course

Pas de repos pour les guerriers. À la mi-course, soit après 12 Heures d’efforts pour les hommes et les machines, les 8 gladiateurs Delahaye-Francorchamps Motors continuent leur combat pour une place sur le podium dans l’arène limbourgeoise. Pas de répit donc dans une lutte toujours aussi indécise entre la Mégane badgée DRT et la Porsche ProSpeed. Ainsi, même si 2 tours séparent les deux voitures de tête à la faveur du bolide de Stuttgart, il faut signaler que cette dernière devra encore effectuer un changement de plaquettes de freins alors que l’opération a déjà eu lieu sur la Mégane. Du côté de la F430, le podium au général est toujours d’actualité, mais plus important encore, la 1ère position dans la catégorie GT3 a été confirmée. Ce sont donc 10 points supplémentaires qui viennent garnir l’escarcelle du binôme Bouvy/Coens pour la lutte vers le titre en Belgian GT.

  1. Porsche 911 GT3 RS – ProSpeed Competition : 423 Laps
  2. Renault Megane Trophy – Delahaye Racing : + 2 Laps
  3. Ferrari F430 GT3 – Francorchamps Motors by Delahaye : + 4 Laps
  4. Porsche 911 GT3 Cup S – First Motorsport : + 6 Laps
  5. Porsche 997 GT3 Cup – Speedlover : + 15 Laps