Spa Euro Race : podium pour Pierre Etienne en Supercar Challenge

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Troisième rendez-vous du Supercar Challenge version 2013, les Spa Euro Race propose le plus beau circuit du monde – en l’occurrence Francorchamps – et un soleil généreux qui se sera longuement fait attendre cette année et qui est dès lors d’autant plus apprécié.

Au volant de la Volvo S 60 du Delahaye Racing Team, son pilote habituel : Pierre Etienne. Au menu du vendredi : trois séances d’essai dont une qualificative.

C’est peu dire que le team connait le tracé spadois comme sa poche, Pierre Etienne n’en est pas non plus à ses premiers tours de roue ici, l’adaptation des réglages de la Volvo aux couleurs de l’Hôtel du Ministère et Rétrodor au circuit n’a donc pas pris beaucoup de temps.

Dès les premiers essais, Pierre Etienne s’est très vite positionné en bon ordre au sein du classement. La séance qualificative disputée en fin de journée n’a servi qu’à confirmer son rang avec une 12ème position au scratch et une 3ème place de catégorie, à rapporter aux 54 voitures engagées dont 50 se sont qualifiées.

Si le soleil tant désiré a fait le bonheur du public avec 26° affiché au thermomètre, la piste a carrément pris des allures de chauffe-plats avec 40° relevés au sol, des conditions éprouvantes pour les pilotes engoncées dans leur combinaison ignifugée et leur casque, plongés dans des habitacles surchauffés. Les pneus ont eux aussi été mis à rude épreuve, leur température élevée limitant leurs performances. La consommation d’eau minérale s’est donc – un peu – rapprochée de la consommation en carburant !

Après les essais, les courses.

L’effervescence gagne le paddock le samedi matin peu avant 11h45’, heure prévue pour le départ de la première manche de 60 minutes ponctuée d’un arrêt obligatoire en milieu de course d’une durée fixée à 1’40’’.

Le feu vert libère les concurrents qui se ruent vers la Source. Le tournant est négocié sans trop de souci par Pierre Etienne, contraint de virer large mais sans que cela ne lui fasse perdre de temps. Très vite, la Volvo V8 se place en 10ème position, en bagarre avec une Ferrari. Un instant dépassé par son adversaire, Pierre Etienne reprend rapidement l’avantage et creuse l’écart. Il se cale alors dans les échappements d’une Lotus – particulièrement alerte à la ré-accélération du fait d’un poids contenu – pour un duel qui ne s’achèvera qu’en toute fin de course, l’infortuné pilote de la Lotus connaissant un problème l’obligeant à rendre grâce.

‘’Avec la Lotus, on s’est battu durant toute la première moitié de la course. C’était sympa, d’autant plus que son pilote roulait très proprement, il est toujours resté correct’’ expliquera plus tard Pierre Etienne. ‘’Son temps d’arrêt – déterminé en fonction des résultats obtenus précédemment et calculé pour maintenir un équilibre entre concurrents – était plus court que le miens. La lutte s’est donc poursuivie à distance après le ravitaillement. Je revenais sur lui lorsqu’il a connu un souci’’

Cet arrêt obligatoire savamment orchestré par le team est parfaitement négocié – à l’évidence un exercice dans lequel le Delahaye Racing Team s’est forgé une solide expérience – tandis que la Volvo S 60 a répondu ‘’présent’’ en affichant performance et fiabilité.

À la faveur d’un fait de course, Pierre Etienne gagne encore une position et conclut son sprint au 9ème rang mais surtout à la 1ère place du classement GT.

Flonflons et discours, fleurs, girls, Champagne et coupe, Pierre Etienne savoure sa victoire de classe depuis la plus haute marche du podium.

Le mot de la fin viendra du discret mais très efficace cuisiner du team qui n’a pas perdu une miette du spectacle offert et de la course : ‘’Je trouve que Pierre Etienne a bien roulé, il a fait une course régulière’’ commente très pertinemment José, le regard posé sur la coupe qui trône fièrement sur le toit de la voiture.

La seconde manche se déroulera demain à 13h40’, une course de 60 minutes également qui pourrait bien être perturbée par l’un ou l’autre orage annoncé par la météo.

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Blancpain Series avec Kelders et Desbrueres : do you want a cup of a tea ?

Blancpain Endurance Series 2013 Silverstone
Blancpain Endurance Series 2013
Silverstone

Le circuit de Silverstone accueillait le week-end passé la seconde manche du Blancpain Endurance Series, avec entre autres engagés Kelders-Desbrueres sur la Porsche 997 GT 3 R préparée par le Delahaye Racing Team, dans une ambiance bien évidement so british.

L’équipe de Wavre s’est donc expatriée outre-Manche, l’occasion pour chacun de se concentrer sur la conduite à gauche, de goûter à la cuisine typique de la Grande-Bretagne et de pratiquer la langue de Shakespeare, le tout sous un ciel estival propice à gonfler le moral des troupes.

Dès les premiers entraînements, une évidence apparaît : les 5.891 mètres du circuit de Silverstone ne sont pas simples à appréhender. Si Christian Kelders avait déjà eu l’occasion d’aligner des tours sur cette piste sur une Ferrari mais en 2007, il s’agit carrément d’une découverte pour Daniel Desbrueres. Les deux compères ont donc dû s’appliquer tout au long des séances d’essais libres à trouver les bonnes trajectoires et les repères de freinage d’un tracé enthousiasmant mais très technique, au milieu des 55 autres concurrents dont certains avaient à l’évidence une parfaite connaissance des lieux.

Quand vient l’heure de la séance qualificative le dimanche matin, le rythme augmente mais les deux pilotes de la Porsche numéro 58 avouent sans ambages chercher encore leurs marques. My God, it’s complicated here !

Avec le 55ème et avant dernier chrono, l’heure n’est pas à la réjouissance mais l’inquiétude n’est pas non plus de mise, Christian Kelders et Daniel Desbrueres étant convaincus de pouvoir largement améliorer leur position durant la course.

La suite de ce week-end leur donnera raison.

Dimanche après-midi, un bruit de tonnerre déchire l’air de la campagne anglaise, les Audi R8 se frottent aux Aston Martin GT 3 et aux Nissan GT-R tandis qu’une meute de Porsche, Ferrari et autres Mc Laren se lancent à leurs trousses. Le spectacle est impressionnant.

Tour après tour, Kelders puis Desbrueres augmentent la cadence et gagnent des places. Leur régularité s’avère payante et le tracé leur devient petit à petit familier au bénéfice des chronos. Avec des ravitaillements parfaitement gérés, les mécaniciens du team concourent largement à faire progresser la voiture au classement général en effectuant des relais éclair. Après trois heures de lutte intense, de péripéties multiples et de duels acharnés, le drapeau à damier s’abaisse devant le capot de la Porsche Real Solutions pour saluer une 39ème place au classement scratch et une 8ème place de catégorie.

’’C’est un résultat tout à fait honorable dont nous sommes tous satisfaits’’ commente Pierre Sevrin à son retour dans les ateliers. ’’Le circuit est magnifique mais compliqué, les pilotes n’ont pas eu la vie facile ce week-end. La Porsche a parfaitement fonctionné, ce qui est très important. On se souviendra en effet que nous n’avons pas pu effectuer la moindre séance d’essai avant le premier meeting contrairement à la plupart des autres équipes ! Enfin, il faut souligner la bonne ambiance qui a régné durant quatre jours dans notre équipe, c’est un des points essentiels du team auquel nous tenons beaucoup, en plus des performances et des résultats sportifs que nous obtenons, bien sûr’’ ajoute-t-il.

Vous reprendrez bien un peu de thé après tant d’émotions ? Le célèbre tea time étant largement passé à l’heure de l’arrivée, c’est finalement avec une pinte de bière que chacun a pu prendre un moment de repos bien mérité à l’issue de cette course, dans la bonne humeur et la convivialité.

Changement de décor, c’est le circuit Paul Ricard qui sera à l’honneur pour la prochaine manche qui se disputera les 29 et 30 juin, une ultime répétition avant les 24 Hours of Spa – point d’orgue de la saison – qui se dérouleront un mois plus tard.

See you soon !

Deux heures de pur plaisir pour Pierre Etienne et sa Marcos GT au Spa Classic

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La course réservée aux voitures des années 60 disputée sur le circuit de Francorchamps dans le cadre du Spa Classic a offert de belles satisfactions à Pierre Etienne et au Delahaye Racing Team.

La Marcos GT 1800 préparée dans les ateliers de Wavre approche la cinquantaine, un âge respectable qui impose une attention particulière aux dessous de cette belle Anglaise. Si la mécanique est d’époque et donc plutôt basique par comparaison avec les voitures de course moderne, elle n’est pas pour autant simple ou exempte de défauts. En particulier, les essais avaient mis en évidence quelques soucis de surchauffe qui inquiétaient quelque peu le staff technique, même si de judicieuses solutions avaient été apportées avant le départ de l’épreuve.

Il est un peu plus de 19h00’, c’est l’heure de la mise en grille, sous un ciel noir qui laisse échapper une fine pluie. Concentration, départ lancé à 19h32’, c’est parti pour deux heures de course entrecoupées d’un ravitaillement obligatoire d’une durée imposée de six minutes.

La pluie ayant assez vite cessé, la cadence augmente graduellement et les bolides attaquent les courbes du circuit ardennais avec de plus en plus de franchise, pour la plus grande joie du public. Voir les anciennes attaquer le Raidillon dans de longs travers savamment corrigés à grands coups de volant et dans un bruit de tonnerre est un spectacle extraordinaire !

Pour sa part, la Marcos 41 bleu ciel s’élance de la 32ème position mais s’impose au 26ème rang dès le second tour. Pierre Etienne ne ménage pas sa peine, les chronos descendent tour après tour. Conséquence logique, sa position au classement ne cesse de s’améliorer et c’est à la 16ème place – à rapporter aux 53 concurrents au départ – qu’il franchi la ligne d’arrivée, signant son meilleur temps dans cette ultime boucle en 3’10’432’’.

La Marcos rentre au parc fermé sans une griffe et sans avoir connu le moindre problème, Pierre Etienne savoure sa course : ’’C’était formidable ! Quelle course ! J’ai pris plus de 200 km/h en haut des Combes, c’est impressionnant ! Et tu as vu, j’ai fait mon meilleur temps dans le dernier tour ?!’’ s’exclame t-il avec un large sourire.

Tout à sa joie, Pierre Etienne pense déjà aux prochaines épreuves : ‘’Il manque un peu de puissance, un peu plus de freins aussi et ce sera parfait. La voiture peut parfaitement supporter un moteur plus puissant. On ne peut pas concurrencer les AC Cobra et les Mustang et leurs énormes moteurs mais on peut aller chercher les Porsche ou les Jaguar avec quelques chevaux de plus ’’.

Pour le Delahaye Racing Team, c’est mission accomplie avec une voiture qui a donné tout son potentiel durant toute la course sans la moindre alerte mécanique et un pilote ravi par son week-end. Que demander de plus ?

Supercar Challenge : pour Pierre Etienne aussi, c’est tellement mieux le dimanche !

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Si pour beaucoup d’entre nous, le dimanche est le jour le plus apprécié de la semaine, il en a été de même pour Pierre Etienne au volant de la Volvo S 60 numéro 220 durant son week-end slovaque !

Le pilote du Delahaye Racing Team avait pourtant entamé la journée du samedi sous les meilleurs auspices. Onzième sur la grille de départ du Slovakiaring aux termes des qualifications, Pierre Etienne pouvait briguer une belle place au classement général comme en catégorie lors de la première manche disputée en milieu d’après-midi. Hélas, un instant d’optimisme mettra fin à ses ambitions au 10ème tour, Pierre Etienne partant sortant des limites de la piste à l’approche d’un virage en épingle à droite. Le temps de s’extirper de ce mauvais pas et de passer par les stands pour enlever une impressionnante quantité de gravier, il reprenait la course avec un retard considérable sur ses concurrents, ne marquant au final aucun point.

La seconde manche disputée le dimanche après-midi s’avérera beaucoup plus heureuse pour Pierre Etienne.

Auteur d’un départ moyen, le pilote Rétrodor perdait quelques places durant les premières minutes de course, places regagnées en quelques tours après une remontée méthodique. Une lutte intense s’engageait alors, Pierre Etienne précédant trois autres protagonistes armés d’une Lotus et de deux Viper. La Lotus finissait par abdiquer au 2/3 de l’épreuve suite à des ennuis mécaniques tandis que les deux Viper – dont une particulièrement véloce – étaient tenues en respect jusqu’au drapeau au damier avec à la clef une 6ème position au général et surtout une victoire en catégorie pour le pilote Volvo.

Si Pierre Etienne avouait être quelque peu fâché au terme de la course du samedi, il affichait un large sourire et sa satisfaction après la manche dominicale !

La Volvo S 60 a montré tout son potentiel sans aucun souci mécanique, l’arrêt obligatoire a été très bien géré par le staff du Delahaye Racing team et Pierre Etienne a parfaitement tenu son rang. Voilà un magnifique dimanche …..

Le Delahaye Racing Team retrouvera un tracé qui lui est familier les 8 et 9 juin prochains, le Supercar Challenge étant attendu sur le plus beau circuit du monde : Spa-Francorchamps.

Supercar Challenge : Pierre Etienne à l’assaut du Slovakiaring

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Le Supercar Challenge fait escale – pour la première fois dans l’histoire de ce championnat – sur le Slovakiaring niché à quelques encablures de Bratislava, un des circuits les plus longs d’Europe avec ses 5.922 mètres, sa largeur constante de 12 mètres et ses 14 virages.

Pierre Etienne y aligne sa Volvo S 60, avec l’intention de rééditer ses bonnes performances de Zolder et de confirmer son leadership dans sa catégorie.

« Jusqu’ici, tout s’est bien passé mais je ne m’emballe pas pour autant. J’aime bien ce circuit, il est large et il existe plusieurs possibilités de trajectoire suivant les virages. Je suis confiant mais je reste très concentré : la concurrence est bien là ! » explique Pierre Etienne au soir de la première journée de roulage.

« C’est un circuit ou il faut du moteur et c’est bien pour nous : c’est un des points forts de notre Volvo. L’acquisition de donnée de la voiture affiche une vitesse de plus de 260 km/h dans la ligne droite, ça va vite ici ! » explique Gilles Terlinden.  »Nous avons remarqué que les bords de piste étaient truffés de petites pierres très coupantes, il faut particulièrement faire attention à ne pas dépasser les limites de la piste sous peine de risquer une crevaison. Pour le reste, nous sommes heureux de découvrir un tracé qui nous était inconnu et sur lequel nous avons l’occasion de démontrer notre savoir-faire » ajoute-t-il.

À cette heure, Pierre Etienne dispute la séance qualificative, sous les regards attentifs des ingénieurs et mécaniciens du Delahaye Racing Team.

Le Delahaye Racing Team s’offre 2 des 3 marches du podium de la 2ème course Be Trophy à Dijon

On prend les mêmes et on recommence pour la seconde manche du Be Trophy programmée tôt le dimanche matin dans le cadre du Trophée de Bourgogne.

En pole, les vainqueurs de la veille, soit la 255 de Benoît Visnovsky, Arthur Tanghe et Didier Van Dalen. La 264 occupe la 5ème place tandis que la 227 est au 9ème rang, ces positions étant déterminées par le classement obtenu la veille.

Les Be Trophy libérées par le drapeau vert, l’épreuve démarre en trombe mais pour quelques instants seulement : deux concurrents s’accroche d’entrée de jeu sur une piste mouillée et piégeuse, provoquant la sortie du safety car. La neutralisation durera une bonne vingtaine de minutes, le temps nécessaire pour débarrasser la piste des débris qui l’encombrent.

La course enfin relancée, la lutte peut réellement s’engager. Très vite, le peloton s’étire et les écarts se creusent d’autant plus que la pluie s’invite une nouvelle fois à la fête. Si certains équilibristes parviennent à garder une cadence élevée, d’autres plus circonspects se font plus doux avec leur pédale de gaz.

A mi-parcours, la 255 occupe la 4ème place tandis que la 264 livre un combat sans merci pour la 6ème position. La 227 – un moment pointée au 11ème rang – se trouve en 15ème position.

Les ravitaillements se succèdent, toujours effectués avec maîtrise et savoir-faire par les mécanos, une partition parfaitement orchestrée par Pierre Sevrin et Gilles Terlinden. Les boss du Delahaye Racing Team connaissent la musique et ne laissent rien au hasard.

2013 - Dijon - 09 au 12-05-2013 Light (3)Après 3h20’ de course et à l’entame de la dernière heure, on retrouve Visnovsky sur une 255 qui s’est hissée au second rang du classement général. Bien décidé à remporter cette seconde course, le jeune pilote s’impose un rythme très rapide et signe de très bons chronos en 1’38. Il grappille seconde après seconde sur le leader, entretenant ainsi le suspense et mettant sous pression son adversaire.

La 264 avec Paul-Loup Chatin à son bord ne tourne pas moins vite et livre bataille pour la troisième marche du podium, tandis que la 227 revenue en 12ème position aligne elle aussi d’excellents temps.

Au baisser du drapeau à damier, Visnovky doit se contenter du premier accessit malgré tous ses efforts mais se console largement avec un week-end presque parfait et un statut de favoris pour le championnat 2013. La 264 gagne son duel pour la troisième place et assure donc sa place sur le podium. Enfin, les pilotes de la 227 réalisent leur objectif : rejoindre l’arrivée tout en engrangeant de l’expérience et un maximum de plaisir.

‘’Les voitures ont démontré leur fiabilité, nous avons fait un bon boulot. Nous repartons de Dijon avec la 255 en tête du championnat, à égalité de points avec l’un de nos plus redoutables concurrents tandis que la 264 n’est pas loin derrière. Le nouveau moteur qui équipe la 255 n’a posé aucun souci, c’est une réussite aussi bien du point de vue technique que du point de vue de l’agrément de pilotage, aux dires des pilotes tous enchantés par cette Evo 3. Enfin, la 227 a elle aussi tourné sans rencontrer le moindre problème. Le bilan est largement positif’’ commente Gregg, l’un des ingénieurs de l’équipe.

Le second rendez-vous de la saison est fixé mi-juin à Zandvoort, l’occasion pour le Delahaye Racing Team de confirmer ses ambitions.

Victoire de Visnovsky-Tanghe-Van Dalen à Dijon sur la Be Trophy 255 du team Delahaye

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C’est peu dire que la première manche de ce championnat Be Trophy s’est déroulée dans des conditions apocalyptiques en ce samedi 11 mai.

Si les premiers tours se sont courus sur une piste sèche, il n’a pas fallu attendre plus d’une demi-heure pour voir s’abattre un orage d’une rare intensité sur le tracé vallonné du circuit de Dijon. La courbe de Pouas nichée au fonds d’une cuvette qui précède une longue ligne droite étant rendue dangereuse par la formation d’une mini rivière, la direction de course décidait – un peu tardivement – de sortir une safety car.

À ce moment, la 255 se battait dans le haut du classement, suivie à quelques encablures de la 264 puis de la 227.

’’ Le début de course est vite devenu dangereux, il y avait vraiment trop d’eau sur le circuit. Il était nécessaire de neutraliser la course le temps que l’orage s’éloigne’’ expliquera plus tard l’un des pilotes du Delahaye Racing Team.

Et le même scénario se reproduisait un peu plus tard, toujours à cause d’une piste noyée sous une pluie battante !

Les relais étant comme toujours bien maîtrisé par les ingénieurs et les mécaniciens du team, les trois Be Trophy badgées DRT se retrouvaient sans trop d’encombres aux 2ème, 5ème et 11ème positions derrière ce second safety car à l’entame de ce qui allait être le dernier relais, la fin de course étant prématurément fixée à 19 heures pour de sombres raisons administratives.

Au volant de la 255, c’est à Benoît Visnovky qu’incombait la lourde tâche de tenter de décrocher la victoire tandis qu’Alexandre Viron se fixait comme objectif de remonter au classement sur sa Be 264 Rétrodor.

Les drapeaux verts agités, Visnovky débordait rapidement la voiture de tête pour prendre de manière autoritaire la tête de course, une position qu’il n’allait plus quitter jusqu’au drapeau à damier. Pour sa part, Viron ne pouvait faire mieux que de conserver le 5ème rang, ce qui constituait en soi une belle performance tant les conditions étaient délicates. Enfin, le 227 s’octroyait une méritoire 9ème place au terme d’une course régulière exempte de toute faute éliminatoire.

’’Pôle position et victoire, c’est magnifique, surtout dans de telles conditions ! La voiture était parfaite, la course a été dure mais nous avons bien roulé ! ’’ expliquait Benoît Visnovsky à l’arrivée, entouré de ses équipiers Didier Van Dalen et Arthur Tanghe. ’’Nous venons de démontrer que nous formons un équipage homogène. Avec une telle voiture, nous sommes assurément de sérieux candidats pour le titre’’ ajoutait-t-il, débordant d’enthousiasme.

’’J’aurais pu mieux faire ! ’’ confiait pour sa part Alexandre Viron, quelque peu dépité par une prestation durant laquelle il n’a pourtant pas démérité tant l’exercice était périlleux.

Les plus heureux étaient peut-être le trio Vangyseghem-Sillis-Vandenbussche qui s’offre une belle 9ème place pour leur baptême du feu en Be Trophy, une première participation qui leur aura donné de belles sensations et beaucoup de plaisir.

La seconde manche se déroulera demain matin avec, espérons-le, autant de réussite mais aussi une météo plus clémente.

Be Trophy à Dijon : la première ligne sur la grille de départ sera 100 % Delahaye !

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Après avoir occupé les avant-postes durant toutes les séances d’essais, le Delahaye Racing Team s’est octroyé les deux premières places sur la grille de départ des manches d’ouverture du Be Trophy 2013, à la faveur du traditionnel petit concours organisé par le promoteur du championnat.

La 255 hérite de la pôle position. Elle aura à ses côtés la 264, tandis que la 227 se voit octroyer le 11ème rang de la grille qui se mettra en place ce samedi peu avant 16h10’, heure de départ de la première manche programmée dans le cadre du Trophée de Bourgogne et d’une durée de 2h50’.

’’Jusqu’ ici, tout se passe bien. La seule inconnue concerne les pneus puisqu’un nouveau manufacturier entre en jeu cette année, en l’occurrence BF Goodrich qui est une filiale de Michelin. Nous ne savons pas à quelle vitesse ces pneus vont s’user. Les pilotes devront gérer ce paramètre et pour notre part, nous verrons à la fin de la course les enseignements que nous pourrons tirer de cette première expérience avec ces gommes. Ce sera particulièrement utile pour les courses futures et en particulier les 25 Heures. Pour le reste, tout va bien, nous n’avons pas de souci. Comme d’habitude, nous nous appliquons à peaufiner les voitures avant la course, chaque détail à son importance’’ explique Gilles Terlinden.

Pour leur part, les ingénieurs confrontent les résultats de leurs calculs de consommation et s’attellent à élaborer les tableaux de marche de chaque Be Trophy. Une course se gagne aussi dans les stands.

Arthur Tanghe – l’un des pilotes de la 255 – confie ses impressions : ’’Le nouveau moteur VW 2 litres monté sur notre Be est vraiment très agréable. Associé à la boîte séquentielle, il procure un grand plaisir de pilotage. Je suis content de nos essais, j’attends la course avec impatience !’’

Le Delahaye Racing Team débarque en force à Dijon pour l’ouverture du championnat Be Trophy

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Pour le premier rendez-vous de l’année du championnat Be Trophy – la course initialement prévue à Zolder ayant été annulée – le team Delahaye aligne trois voitures, avec comme objectif le podium.

C’est bien sûr la 264 qui occupe le devant de la scène, forte de son titre de champion 2012 acquis avec panache. Alexandre Viron et Gauthier Engisch se partagent ici le volant de cette Be diesel, Laurent Richard et Emmanuel Orgeval étant indisponible pour ce week-end. Les deux compères connaissent la voiture tout comme le circuit et figurent bien évidemment parmi les favoris. Un jeune français aux dents longues issu du karting et promis à un bel avenir est venu prodiguer de précieux conseils aux deux champions en titre : Paul-Loup Chatin.

La 255 est également au départ avec Benoît Visnovsky, Arthur Tanghe et Didier Van Dalen aux commandes. Ces trois jeunes pilotes sont des récidivistes puisqu’ils ont déjà signé d’excellentes performances sur cette voiture lors de précédents meetings.

Pour l’occasion, ils inaugurent un tout nouveau moteur essence accolé à une boîte de vitesses séquentielle, soit une nouvelle spécification proposée cette année aux concurrents.

Enfin, la diesel numéro 227 voit son baquet partagé par trois passionnés de sports mécaniques, à savoir Pierre Vangyzeghem, Bart Sillis et Pascal Vandenbussche, unis pour l’occasion par leurs envies respectives de participer à une épreuve automobile sur circuit. Si leurs ambitions sont certes plus mesurées que celles de leurs compagnons de box, une course régulière pourrait leur permettre de décrocher un beau résultat.

On l’aura compris : l’écurie wavrienne ne s’est pas déplacée en terre bourguignonne pour faire de la figuration.

’’Pour l’ouverture du championnat Be Trophy, tous les habitués de la discipline se retrouvent ici à Dijon’’ commente Pierre Sevrin.

’’Au sein du Delahaye Racing Team, nous retrouvons les pilotes qui nous ont fait confiance par le passé mais nous avons aussi le plaisir d’accueillir un nouvel équipage et cela nous réjouit. Avec notre expérience et après avoir remporté le titre l’an passé, notre objectif légitime sera d’occuper le haut du classement à la fin de ce week-end. Nous en avons les moyens !’’ajoute-t-il.

Supercar Challenge à Zolder : une 2ème partie de meeting surprenante pour Pierre Etienne

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La seconde journée de la course d’ouverture du Supercar Challenge a réservé son lot d’étonnements pour le sociétaire du Delahaye Racing Team.

Première surprise lorsque Pierre Etienne apprenait qu’il héritait de la 1ère place en GT au classement de la 1ère manche ! La Direction de Course a en effet décidé le reclassement de la Viper numéro 201 du hollandais Maessen en catégorie Super GT au vu de ses performances, tant il est vrai que cette voiture avait outrageusement dominé la catégorie dans laquelle elle avait été initialement inscrite. Cette décision prise d’initiative par l’organisateur plaçait dès lors la Volvo S 60 du Delahaye Racing Team victorieuse de sa catégorie au terme de la première course.

La seconde surprise – moins agréable – viendra du final de la seconde course courue le dimanche après-midi.

’’J’ai pris un bon départ lors de cette seconde manche’’ racontera Pierre Etienne à l’issue des 60 minutes de l’épreuve.

’’J’ai pris soin de bien chauffer mes pneus qui étaient neufs, j’ai également été prudent durant le 1er tour mais dès le second tour, j’ai augmenté la cadence et très vite, je me suis trouvé en tête de mon groupe. La piste était moins glissante qu’hier, j’avais un bon rythme et tout se passait bien. L’arrêt au stand a été bien géré – en fin de fenêtre comme toujours – et je me suis élancé pour la fin de course, très confiant. Au bout de trois tours, mauvaise surprise : le moteur s’est arrêté ! J’ai pu repartir mais j’avais toujours des ratés moteur qui m’ont obligé à rentrer au stand. Les mécaniciens sont intervenus avec beaucoup de dextérité et de rapidité et j’ai repris la piste mais le problème persistait. Je suis revenu au box comme j’ai pu. La fin de course est survenue alors que le staff technique cherchait la solution’’ ajoute-t-il.

’’Nous avons constaté lors du démontage à l’atelier que le boîtier qui commande le papillon d’admission d’air était endommagé. C’est d’autant plus désolant que nous avons connu le même souci avec ce boîtier lors des essais et que nous l’avons changé ! Nous devons maintenant analyser les deux pièces et comprendre pourquoi elles ont lâché’’ expliquait Pierre Sevrin, quelque peu dépité.

Au bilan de cette épreuve dominicale, Pierre Etienne sauve une 4ème position acquise dans la douleur, ce qui lui permet néanmoins de bien figurer au classement final et de marquer des points précieux pour le championnat. Pas de quoi entamer le moral du team, donc. Quant à Pierre Etienne, il s’estimait satisfait de son week-end, la démonstration étant faite qu’il était bel et bien candidat au titre GT en Supercar Challenge.