BTCS Zolder, course 1 : Fred Bouvy et le Delahaye Racing Team couronnés champions

On l’avait pressenti, le départ de la première manche de la journée était plus que bouillant… Les pilotes de la catégorie S1 étaient sous pression, la majeure partie de ceux-ci pouvant jouer une seconde place au championnat. La couronne était en effet quasiment destinée à Fred Bouvy, celui-ci ne devant faire qu’une dixième place pour l’emporter.

C’est donc tout naturellement de manière prudente que le pilote du Delahaye Racing a mis les gaz lorsque les feux se sont éteints. Il garde donc sa sixième place, et laisse les autres prendre des risques. C’est ce qui arrivera au troisième tour quand la Jaguar de Thiry et la Kia de Moonens partent à la faute, heureusement sans conséquences pour eux et le reste du peloton. La Renault Mégane se place quatrième après ce fait de course, et la Kia doit renoncer.

Par le jeu des arrêts aux stands, Fred Bouvy passe troisième derrière Koen Wauters (Kia Pro’ceed) et Eric van de Poele (Volvo S60). Il reste alors une demi-heure de course, et les deux voitures de tête s’arrachent les chronos pour tenter de remporter la victoire.

Un second concurrent de taille pour ce meeting tombe lorsque la Jaguar est aperçue au ralenti sur le circuit. C’est ensuite au tour de la Kia de Koen Wauters de rendre l’âme, alors qu’elle se battait fortement pour la victoire… Le champ est libre pour Fred Bouvy qui se met second, loin derrière la Volvo. Il reste 17 minutes de course, les positions resteront figées jusqu’à la fin de la course.

Le titre de champion des Belgian Touring Car Series 2010 revient donc encore une fois à Fred Bouvy et au Delahaye Racing Team. Loin d’être un parcours de santé, cette saison aura encore une fois été parfaitement gérée par le team, ses membres et ses pilotes. Un titre mérité, et qui sera sans aucun doute défendu de plus belle lors de la saison prochaine !

2ème manche en Dutch Supercar Challenge à Francorchamps, sous la pluie.

On l’espérait pour cette 2ème manche du Dutch Supercar Challenge, elle a été au rendez-vous : la pluie a noyé le circuit de Francorchamps ce dimanche 4 octobre. C’est de saison, direz-vous, et qui plus est la météo l’avait bien annoncé.

Les qualités sur piste mouillée de la Renault Mégane Trophy Endurance ne sont plus à démontrer. Le Delahaye Racing Team attendait donc les averses avec le secret espoir de placer sa Silhouette en ordre utile au milieu des Marcos, Mosler et autre Opel Omega ex-DTM du championnat hollandais.

En 5ème place sur la grille, c’est François Verbist qui entame les débats lors d’un départ sans histoire. Rapidement relégué en 8ème position, François ne prend aucun risque : « L’auto manque de grip » dit-il très vite à la radio pour expliquer sa place et ses chonos.

« La voiture n’est pas réglée pour rouler avec des Dunlop, il est impossible de faire un set-up parfait en un week-end avec des pneus que nous ne connaissons pas, nous perdons sûrement 1 à 2 secondes au tour à cause de cela et pas mal aussi  en précision de pilotage. Nous participons à cette compétition pour la première fois, il n’y a pas d’enjeu et dès lors aucune raison de prendre des risques inutiles, François à raison de ne pas forcer. » analyse Gilles Terlinden, le regard fixé sur les écrans TV sur lesquels s’affichent les chronos et les images de la course.

9ème après 7 tours de course puis 8ème au passage suivant, François se fraie un chemin dans une épreuve ou les sorties de piste se multiplient et durant laquelle les commissaires auront agité les drapeaux jaunes à de nombreuses occasions.

Le ravitaillement est réalisé à la fin du 11ème tour, Fred Bouvy se glisse avec souplesse dans l’habitacle de la Mégane qu’il connaît si bien et quitte la pitlane en 9ème position.

On l’a dit, il n’y a pas d’enjeu majeur à cette participation au Dutch Supercar Challenge mais il n’est pas dans les habitudes des sociétaires du Delahaye Racing Team de ne pas se donner au maximum ! A portée de phares de Fred, la Porsche 997 GT3 numéro 207 va l’apprendre à ses dépens et se faire doubler dans le 19ème tour sur une piste séchante.

Devant, c’est l’artillerie lourde et le team aura rapidement abandonné l’espoir de voir la Mégane rouge venir chatouiller les ténors du championnat. Des pilotes du calibre de Cor Euser ou Martin Short sont des compétiteurs expérimentés, qui plus est au volant de voitures surpuissantes, il n’y a dès lors aucun regret à avoir.

Fred Bouvy coupe la ligne en 8ème position après 1h03’ de course sous les traditionnels applaudissements des mécaniciens et des membres du team.

Bilan du week-end ? Positif ! « On est venu pour voir, c’est une belle expérience. On a apprécié tant la bonne humeur que le coup de volant de François Verbist, sa faculté d’adaptation à l’auto aussi. On a montré les qualités de notre Renault Mégane, tout s’est parfaitement déroulé, notre classement est plus qu’honorable, que demander de plus ? » conclu Gilles Terlinden.

C’est maintenant les finales des championnats BGTC et BTCS qui auront lieu les 23 et 24 octobre qui vont monopoliser l’attention de tous. Non, non, la saison n’est pas finie ! See you in Zolder pour cet ultime meeting qui promet d’être passionnant !

Troonbeeckx vice-champion Clio Cup Belgium et champion Juniors

« Je n’arrive pas à y croire… » seront les premiers mots de Romain Troonbeeckx juste avant de monter sur le podium alors qu’il vient officiellement de remporter le titre de vice champion de la Renault Clio Cup belge après une course emplie de sagesse et d’intelligence. Retour sur un week-end parfait pour le pilote Delahaye.

Après des qualifications plus que réussies, les deux courses du week-end allaient être cruciales. Si le titre Junior tendait les bras à Romain depuis le dernier meeting en terre allemande, celui de vice-champion semblait plus difficile à empocher. Pourtant, la 1ère course dominicale allait permettre au jeune loup de se repositionner au classement général lui permettant de remonter d’un coup d’un seul de la 4ème à la seconde position. En effet, après une course solide, Romain terminait l’épreuve au 5ème rang tandis que Joakim Lambotte se retrouvait de son côté en fond de peloton. Il ne restait donc plus que Romain ou JJ Magalhaes pour espérer ceindre les lauriers de vice-champion au bout de la toute dernière manche de l’année.

Prenant le départ depuis la Pole Position, Troonbeeckx gérait très intelligemment sa course restant sans arrêt à vue de son concurrent. Il confirme : « J’ai pris un départ très prudent et ai tout fait pour éviter les embûches. À la fin du 1er tour, je me suis retrouvé 6ème, soit deux places derrière Magalhaes Je savais que cela suffirait pour le championnat et n’ai pas tenté le diable. En fin de course, j’ai malgré tout dépassé Polderman de manière à finir dans les échappements du Portugais. ». Et Romain de conclure de manière très amusée : « Je ne sais pas encore ce que je ferai la saison prochaine mais par contre je sais qu’il y a peu de chance que j’aille à l’école demain… ».

La Renault Mégane du Delahaye Racing Team en Dutch Supercar Challenge

Quelques instants après l’arrivée de la première manche du Dutch Supercar Challenge, François Verbist et Fred Bouvy analysent déjà les images de la caméra embarquée lors du traditionnel débriefing qui suit chaque épreuve.

« Tu vois, c’est la Porsche qui a tapé, j’ai perdu du temps et j’ai roulé sur quelques débris mais j’ai bien fait de rester à gauche ! » s’écrie Fred en commentant l’accrochage survenu dès le départ au virage de la Source. Et notre Fred Bull de décrire avec de larges gestes et de grandes phrases ses exploits de début de course sous le regard amusé de François et du team, réunis autour de la grande table dressée à l’arrière du stand.

Rewind ………..

10ème temps aux essais, quelque part au milieu du peloton lors de l’accrochage décrit plus avant, 7ème après quelques tours, la Renault Mégane confiée à l’expérimenté Fred Bouvy tourne comme une horloge pour son entrée dans la compétition hollandaise.

Chaussée des pneus Dunlop imposés dans ce championnat, la voiture développée par le team wavrien est moins performante et plus difficile à conduire qu’avec ses habituels Michelin mais n’en réalise pas moins d’excellents chronos. A tel point qu’au 7ème tour, Fred Bouvy « klaxonne » derrière une Mosler qu’il ne parvient à dépasser, malgré bien des tentatives. Une Mosler ? Mais oui ! Devant, c’est encore plus rapide avec des Marcos LM 600, Corvette Z06 GT 3, Ferrari F 430 GT 2 et autres Dodge Viper SRT 10. Ces concurrents jouent dans une autre catégorie et ne sont pas à portée de la Mégane à la régulière.

Au 12ème tour, quelques secondes seront gaspillées lors l’arrêt obligatoire mais sans conséquence. François Verbist repart toujours 7ème pour très vite retrouver …..la même Mosler numéro 170 avec laquelle Fred Bouvy s’était précédemment battu ! Bien inspiré, François la double au 16ème tour et parvient à creuser l’écart afin de se mettre à l’abri du retour de la puissante GT.

Auteur de chronos du même niveau que son équipier du week-end, François Verbist assure une 5ème place qui ravit tout le team et franchit la ligne d’arrivée à l’issue du 22ème tour.

« Pour une première expérience dans cette compétition et vu la concurrence, cette place nous convient  » dit Gilles Terlinden, l’un des deux boss du team.

Pour sa part, François Verbist affiche sa satisfaction et son plaisir. « Cette Mégane est terrible ! Châssis, Boîte de vitesses, moteur, tout est parfait » dit-il en rangeant son casque «  Vraiment , c’est une très belle auto » conclut-il.

Un set up à affiner en tenant compte des pneus Dunlop et d’une piste froide, la traditionnelle révision entre deux manches et la fringante Renault Mégane Trophy Endurance sera prête pour la manche dominicale de ce week-end spadois. En espérant une pluie typiquement belge, un climat qui a toujours mis en valeur les qualités de la voiture et de ses pilotes ……

Romain Troonbeeckx s’invite en pole position !

Avec une trentaine de voitures en piste, la lutte s’annonçait terrible du côté des concurrents de la Clio Cup en vue de la 1ère manche qualificative. Alors quand la pluie s’invitait d’abord par petites ondées avant une averse complète entrecoupée par quelques minutes d’accalmie, les positions allaient se jouer à pile ou face. À ce petit jeu, Romain Troonbeeckx s’en sortait parfaitement bien évitant les embûches et améliorant sans cesse ses chronos avant de rentrer dans les stands au moment où la pluie se faisait plus importante. Ainsi, il concluait la séance avec le 5ème chrono général et le 4ème des concurrents nationaux.

Quelques heures plus tard, les concurrents belges et hollandais se retrouvaient une nouvelle fois sur la piste – sèche cette fois – pour une seconde séance explosive. Très vite, Romain accrochait le bon wagon composé du champion 2009 de la catégorie, François Verbist, de l’étonnant François Duval très rapide malgré sa connaissance moindre des bombinettes au losange et de Meno Kuus. Très intelligemment, le pilote Delahaye laissait un très léger écart se créer entre lui et ses trois compères avant de partir pour un tour rapide. Virage après virage, il se rapprochait des trois Clio le devançant pour afficher en fin de tour un chrono de 2’48″761 lui permettant d’accrocher la pole position. De quoi évidemment envisager pour le mieux les deux courses programmées ce dimanche à 11h40 et 16h20.

François Verbist et Fred Bouvy sur la Renault Mégane Silhouette Delahaye en Dutch Supercar Challenge

A l’instar des Spa Euro Race au mois de juin, le Racing Festival célébrant déjà sa douzième édition est devenu un rendez-vous traditionnel de fin de saison.

Un meeting haut en couleurs proposant un programme riche et varié avec non moins de sept séries différentes et dix-sept courses au total dont dix départs sur la seule journée du dimanche. Un régal pour les amateurs de « close racing ».

Parmi ce pléthore d’épreuves, nous ne manquerons pas de citer la présence du Dutch Supercar Challenge, soit le Belcar à la sauce hollandaise, et de la Clio Cup (avec un peloton gonflé par la présence des concurrents néerlandais) dans lesquelles nous retrouverons d’une part la Mégane du team wavrien et d’autre part la Clio de Romain Troonbeeckx venu défendre son leadership dans le classement réservé aux Juniors.

La championne BTCS sera confiée pour l’occasion à un équipage choc puisque le double champion de la Renault Clio Cup François Verbist rejoindra le champion 2007 et 2008 en Tourisme sur cette même voiture, Fred Bouvy. On est impatient de découvrir ce que peut réaliser la représentante du BTCS face à un peloton d’une soixantaine de voitures composé de nombreuses Mosler, Porsche, Marcos, Passat V8 Star, Opel Astra et Audi ex-DTM, Aston Martin ou encore la Dodge Viper des frères Thiers voire l’Audi A3 Silhouette S2 du régional de l’étape Armand Fumal.

Alors pourquoi ne pas profitez de l’occasion et de l’accès gratuit pour vous balader dans les paddocks mais aussi tout autour du plus beau circuit du monde ?  Francorchamps, c’est bien plus que le Raidillon et la chicane…

– Sur base du communiqué de presse de l’épreuve –

Nurburgring – La Clio Cup belge s’expatrie !

Pour son avant dernier meeting, la Clio Cup a fait escale au Nurbrugring à l’occasion de la manche allemande des Renault World Series.

Sortis des traditionnels circuits ardennais et limbourgeois, les pilotes de la Cup ont trouvé là une belle occasion de se mesurer sur un circuit  rapide et technique à la fois, propice aux dépassements aussi.

Alors même qu’une partie du Delahaye Racing Team était à Francorchamps pour une manche du BTCS, une partie du staff emmenée par Pierre Sevrin amenait sur le mythique circuit allemand la Clio jaune aux couleurs Renaut Orlans de Romain Troonbeeckx et toute la logistique nécessaire.

Particularité : tant les essais que les courses sont accomplis de concert avec les participants de la Clio Cup italienne, soit environ 24 voitures sur la piste et un attrait particulier pour le public comme pour les teams.

Manquant de point de repère, isolé durant la demi-heure de l’unique séance d’essai, le pilote Delahaye Racing Team ne parviendra pas à accrocher mieux que le 16ème accessit à 1’222 du leader, l’italien Lenzotti. « Je n’ai pas eu l’occasion d’accrocher une bonne aspi. Sur un circuit aussi rapide, cela m’aurait pourtant bien aidé. » déclarait Romain à l’issue de ces qualifications.

Si les essais avaient été sanctionnés par une place peu en rapport avec ses qualités, la première manche dominicale a été favorable à Romain Troonbeeckx qui a su tirer son épingle du jeu lors d’une course disputée. Alors que certains concurrents auront été à la faute par excès d’optimisme, Romain remonte posément au classement et termine au pied du podium 4ème belge et  1er junior.

Fin d’après d’après-midi, chacun se replace sur une grille de départ dont Romain Troonbeeckx parvient à s’extraire avec brio. Dans le peloton de tête dès le premier tour, le brabançon  effectue une course sage et réfléchie qui l’amène en 5ème position à l’arrivée.

Le français Nicolas Maiterie le devance dans cette manche s’approprie les lauriers en junior mais la seconde place de Romain Troonbeeckx conforte son leadership dans ce classement.

Dans la hiérarchie de Clio Cup, Romain se fait souffler la 3ème place par Lambotte pour un petit point.

Si titre est déjà assuré pour François Verbist, la lutte promet d’être intense tant pour le  classement général que pour le titre junior, deux objectifs qui retiennent déjà toute la concentration de Romain à quelques jours du Racing Festival qui aura pour cadre le circuit de Francorchamps.

Les mécaniciens du Delahaye Racing Team peaufinent déjà la Clio Cup numéro 27. Romain aura – comme toujours – un bel outil pour se battre sur la piste, à lui d’en profiter !

Francorchampagne : la journée des jokers.

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En clôturant la journée avec un résultat blanc et en ayant franchi le fameux temps pivot en seconde manche, la paire Bouvy-Kelders aura utilisé tous ses jokers durant l’avant-dernier meeting du BTCS.

Alors que les essais s’étaient déroulés sans problème pour l’équipage Renault, il en a été tout autrement lors des deux manches disputés sous un soleil printaniers.

Premier départ, Fred Bouvy s’installe en troisième position derrière de toujours très puissantes Kia et Audi. La première partie de manche ne verra aucun changement notable de position, Fred tenant à distance une Jaguar, la seconde Kia et une BMW, dans cet ordre.

Le 14ème tour voit s’ouvrir le ballet des ravitaillements. Parmi les derniers à emprunter la pitlane, Fred Bouvy cède le volant à son équipier, Christian Kelders. Ce dernier adopte un rythme un peu moins élevé que celui soutenu par son compère et se retrouve sous la menace de la Kia numéro 7 pilotée par Philippe Stevenny. Hésitation du pilote Real Solutions, incompréhension avec son adversaire ? Toujours est-il qu’à 6 tours de la fin, Christian se fait heurter par Stévenny qui tente de le dépasser. La Mégane échoue dans un bac à gravier et ne peut repartir, jante arrière droite cassée. C’était malheureusement aussi « Journée sans Voiture » au virage de Bruxelles pour l’infortuné pilote Renault ……

Si l’Audi de Schroyen / De Crem rend l’âme juste après le ravitaillement et se fait ainsi  souffler la 3ème place au championnat par la Kia de Dockerill / Stevenny, la victoire de Vanbellingen / Maes permet à la BMW de réduire l’écart au classement.

Sachant qu’au décompte final, le plus mauvais résultat de chaque concurrent ne sera pas pris en compte, on l’aura compris, le tandem Bouvy / Kelders vient d’utiliser son joker dans une manche qui se solde par le 1er abandon de la Renault Mégane Trophy Endurance du Delahaye Racing Team dans le championnat BTCS.

Pour la seconde envolée, Christian Kelders est au volant d’une Mégane remise à neuf par les l’action efficace des mécaniciens du team et occupe la pole position sur la grille de départ.

La concurrence est très en verve, l’Audi de De Crem, la BMW de Maes et la Kia de Stevenny lui brûle la politesse. Christian Kelders suit à distance l’explication entre ces trois protagonistes durant une quinzaine de tours avant de céder le volant à Fred Bouvy.

A une dizaine de secondes de la BMW de Vanbellingen et un peu plus du double de la Kia de Dockerill, le pilote Red Bull flirte avec le temps pivot à chaque tour sans pour autant parvenir à rejoindre la tête de course.

A quelques encablures de l’arrivée, la sortie d’un malheureux pilote Seat au sommet du Raidillon oblige le safety car à neutraliser la course et permet opportunément le retour de Fred Bouvy dans les échappements de ses adversaires.

Au restart, il ne reste que quelques tours pour tenter de conquérir la plus haute marche du podium. Si Dockerill était vite contraint de céder sa seconde position, Fred verra la BMW franchir en tête la ligne d’arrivée.

« J’ai tout essayé mais il m’aura manqué un ou deux tours pour m’imposer » dira Fred Bouvy avant de grimper sur le podium, Il aura vraiment tout tenté, y compris en passant sous la barre des 2’30’’ – soit le temps pivot imposé – et en jouant là aussi le joker autorisé par le règlement.

La conclusion est pour Gilles Terlinden, l’un des deux boss du Delahaye Racing Team, qui analyse la situation sans se départir de son calme habituel : «  C’est sûr, ce n’est pas notre meilleur week-end mais nous sommes toujours en tête du championnat, la pression est chez nos adversaires. Pour la finale à Zolder, il faudra être performant. J’ai confiance tant dans l’équipage que dans notre Renault. On a l’expérience, des idées aussi ! »

See you in Zolder pour une finale qui promet un suspens intense !

Francorchampagne : débuts convaincants pour le duo Packmans / Dubreucq.

32ème au départ, 25ème à l’arrivée et 8ème de catégorie, voilà comment on pourrait résumer en chiffres la première manche du Francorchampagne pour le duo Packmans / Dubreucq.

Plus qu’un bilan chiffré de cette course, il faut avant tout voir le début convaincant d’un duo pour le moins sympathique. Si Luc Dubreucq bénéficie d’une petite expérience en course, Denis Packmans est un vrai novice, il participe à sa première course !  Ils incarnent à eux deux l’esprit amateur dans le sens le plus noble : ils viennent avant tout pour se faire plaisir. Ceci n’exclut pas une préparation minutieuse de l’épreuve, un engagement total, une motivation de tous les instants. Et ça marche !

Denis Packmans améliore ses chronos des essais et réalise un excellent 2’55’’5. Pour mémoire, il roule à une main ….. Luc Dubreucq réalise pour sa part un temps de 2’52’’85. Pour des amateurs, ils se débrouillent bien !

« Je me suis bien amusé ! » explique Luc à l’arrivée, le sourire aux lèvres ! Quant à Denis, un rien stressé, il savoure ce premier drapeau à damier qui vient couronner un an et demi d’effort et de préparation. On dirait deux gosses et leur Dinky Toys …… Quand on vous dit que ce sont deux vrais amateurs passionnés !

Le temps passe mais la deuxième manche est annoncée.

Il est un peu moins de 16H00’ lorsque Denis Packmans se présente sur la pré-grille . « Je dois faire quoi ? Ça se passe comment ? » demande le sociétaire du Delahaye Racing Team,  angoissé. Le temps de lui donner quelques consignes, un tour de formation et hop, le départ est donné ! « Ca s’est passé tellement vite, je n’ai pas tout compris…… » dira le bruxellois à l’arrivée.

Sous le regard ému de ses amis et fidèles supporters, Denis enchaîne les tours. 31ème au premier passage – soit sa position de départ – Denis Packmans fait une faute qui le relègue en 35ème position au second tour. 34ème, puis 33ème, puis 30ème ….. il remonte calmement le peloton, se débarasse sans complexe de ses adversaires pour confier le volant à Luc Dubreucq après 15 tours de course qui repart à la 27ème place .

Malheureusement, très vite une vibration anormale apparaît, un axe de triangle avant a cédé. L’abandon est irrémédiable. « C’est incroyable, c’est la première fois que je vois cette pièce casser » explique – dépité – un mécanicien du Delahaye Racing Team.

Déçu, les deux compères ? A peine !  « C’est un chouette week-end » explique Luc. « C’est sûr, j’aurais préféré terminer cette seconde manche mais c’est la course, c’est comme ça » ajoute-t-il.

C’est Denis Packmans qui dresse le bilan de cette participation : « C’est fou comme tout a été vite ! C’est une magnifique expérience. On a montré qu’on avait tous les deux notre place en BTCS. On a aussi une marge de progression importante. Je veux être là pour le BTCS 2010 ! »

Le mot de la fin, on le laissera à un joyeux camarade : « C’est terrible ce qu’il a fait ! », en parlant de son pote Denis. On vous l’a dit, pour de multiples raisons, le duo Dubreucq / Packmans aura été particulièrement convaincant.

Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’on puisse les revoir très vite sur la piste.

Essais tranquilles pour le DRT lors du Francorchampagne.

« Rien à signaler », tel pourrait être le résumé des essais libres et qualificatifs pour le Delahaye Racing Team à l’occasion de l’avant dernier rendez-vous du BTCS 2009.

La séance libre de 80 minutes du vendredi fut une simple séance de réglage pour Fred Bouvy et Christian Kelders qui signèrent le meilleur temps avec leur Renault Mégane Trophy Endurance.

Pour Denis Packmans, ce fut par contre une séance studieuse, l’occasion d’aligner 20 tours entrecoupés de deux arrêts pour affiner les réglages de sa Renault Clio Cup. L’occasion aussi d’améliorer ses temps de près de 2 secondes, ce qui n’est pas négligeable, vous en conviendrez.

Samedi matin, après le traditionnel briefing officiel, les choses sérieuses commencent avec la sortie dès 9h35’ des S1 et S2 d’abord, 15 minutes plus tard des autres concurrents.

Fred Bouvy frôle d’entrée de jeu le temps pivot de 2’27’’ mais voit son temps annulé, ayant franchi la limite de la piste des quatre roues au sommet du Raidillon. Qu’à cela ne tienne, Fred repart à l’assaut du chronomètre et fais claquer un 2’27’’34 qui le place en deuxième position derrière une Kia qui aura eu la chance d’accrocher un temps de 2’27’’12. « La voiture vaut 2’27’’ sans trop de dfficultéi, pas de souci pour nous » lâche Fred à la radio.

Denis Packmans, rejoint par son équipier Luc Dubreucq, se jette dans la meute et améliore encore de 6 dixièmes sont temps de la veille. Plus expérimenté, Luc Dubreucq clôture la séance sur un sage 2’52’’08 qui les place en 32ème position soit au milieu du peloton de la catégorie T2.

Rebelote à 12h15’ pour une nouvelle séance qualificative de 55 minutes.

Luc Dubreucq ouvre le bal avec les autres T2 et signe un chrono de 2’53’’22 synonyme à nouveau de ….la 32ème position sur la seconde grille de départ. Le déclassement de la Solution F de Viron et Richard pour voiture non-conforme leur fera gagner une place, après contrôle et délibération du collège sportif survenus peu de temps après la fin de la séance.

Denis Packmans – qui a longuement étudié les graphiques du système d’acquisition de données à l’issue de la 1ère séance – n’améliore pas son chrono du matin mais affine ses freinages, vise mieux ses points de corde et surtout déstresse un petit peu. Une première course, ça met les nerfs à vif !

Fred Bouvy attend pour sa part la fin de séance pour signer – sans forcer son talent – un excellent 2’27’’41qui le place à nouveau en seconde position derrière la Kia numéro 17. Cette dernière, pilotée par le pilote-chanteur Koen Wauters, se verra relégué à la 21ème position après avoir réalisé un chrono sous le temps pivot. A vouloir trop bien faire ……  C’est donc en pôle position que la belle Renault Mégane du Delahaye Racing Team s’élancera ce dimanche après-midi pour la seconde manche prévue à 16h00’.

Rappelons que Fred Bouvy et Christian Kelders disposent d’une avance confortable au championnat et se dirigent vers un titre qui leur semble promis, sauf catastrophe …..