Coupe de France des Rallyes : la voiture de Madame est avancée !

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Daniel Desbruères – coéquipier de Christian Kelders en Blancpain Endurance Series sur la Porsche n° 58 préparée par le Delahaye Racing Team – est aussi amateur de rallyes. Heureux propriétaire d’une très belle Ford Escort RS Mk I de 1969, il n’hésite pas à l’engager en Coupe de France des Rallyes.

Au volant ? Madame Desbruères ! Unis dans la vie comme en course, Catherine et Daniel partagent en effet l’habitacle de cette Escort et – galanterie oblige – c’est à madame que revient le volant tandis que monsieur se charge du roadbook et des tripmasters.

N’en déplaise aux machos de tous bords, les pilotes au féminin occupent une place non négligeable en sport automobile et surprennent souvent par un coup de volant subtil assorti de chronos qui eux n’ont rien à envier à ceux des poilus ! Vous vous souvenez d’une certaine Michèle Mouton qui fit trembler les ténors du rallye mondial sur une Audi Quattro ‘’courte’’ aussi bestiale que performante ? …

Point de mythique Group B au 42ème rallye d’Autun Sud Morvan – et qui se double pour la seconde fois d’un parcours réservé au Classic – mais une belle brochette de Renault R 5 Turbo, BMW 2002 TI et autres Alpine A 110. Avec 168 kilomètres entièrement sur asphalte réparti en 12 spéciales, l’ASA Morvan propose un magnifique parcours au cœur de la Bourgogne, de quoi ravir la centaine de concurrents engagés toutes catégories confondues comme le public.

Confiée pour l’occasion aux mains expertes des mécaniciens et des ingénieurs du Delahaye Racing Team, la Ford a été méticuleusement préparée pour cette épreuve. Si les voitures de course des années soixante ne connaissent pas l’électronique, le multiplexage ou les acquisitions de données, il n’en reste pas moins qu’un 4 cylindres de 1841 cc qui crache plus de 200 chevaux requiert une attention certaine. Et si l’on précise que le poids total de l’auto avoisine les 750 kg, on aura compris que son rapport poids/puissance lui confère de sacrées performances.

Samedi 24 août, la Ford numéro 219 se dirige vers l’entrée de la première spéciale. Coup de théâtre : l’alternateur refuse tout service ! Sans l’indispensable alimentation électrique, il est illusoire d’espérer boucler ne fut-ce que quelques kilomètres. Une batterie de secours est placée dans le coffre pour permettre un dépannage sommaire mais une fois le diagnostic posé, c’est l’abandon.

’Nous ne pouvions rien faire’’ explique Matthieu, l’ingénieur qui suit la voiture. ‘’Un alternateur qui lâche, ce n’était vraiment pas prévisible. Nous en avions un autre mais il ne correspondait pas tout à fait à celui qui était sur la voiture. Au prix d’une adaptation de fortune, nous avons pourtant réussi à le mettre en place. Entre-temps, nous avons vu passer tous les concurrents, la mort dans l’âme. Et la sanction est tombée, nous étions hors délai et donc hors course’’.

Daniel et Catherine n’entendaient pas en rester là, une demande de dérogation fut donc introduite afin de pouvoir repartir le dimanche, en prenant pour modèle la réglementation super rallye en vigueur en Championnat du Monde. Cette demande étant reçue avec bienveillance par la direction de course, l’infortuné équipage de la Ford Escort retrouva le sourire en même temps que tombait la décision salvatrice.

C’est donc le moral gonflé à bloc que nous retrouvons Catherine et Daniel au départ de la seconde journée avec au programme quatre spéciales.

À l’inverse de leurs adversaires qui avaient déjà parcouru les tronçons chronométrés la veille, l’équipage découvrait le parcours mais signait néanmoins d’excellents chronos les plaçant en milieu de classement de chacune de ces spéciales, des étapes spéciales parcourues sans plus de souci mécanique.

Une fois franchie la ligne d’arrivée, le couple Desbruères affichait une satisfaction teinté d’amertume : ‘’Nous avons pris beaucoup de plaisir durant cette journée, ce qui nous fait d’autant plus regretter la panne d’alternateur d’hier. Nous aurions au moins aimé repartir le samedi après-midi pour la seconde boucle mais cela n’a pas été accepté. Nous retenons les aspects positifs de notre participation : la voiture a parfaitement fonctionné aujourd’hui et l’équipe a fait du très bon travail, nous nous sommes fait plaisir aussi’’.

Sur la route du retour, le premier débriefing au sein du team ne pouvait que recouper les commentaires de Catherine et Daniel : un goût de trop peu à cause de cet alternateur capricieux mais néanmoins la satisfaction d’un travail bien fait.

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5ème manche du Supercar Challenge : Pierre Étienne conforte son leadership dans la catégorie GT

Convivialité : voilà le maître mot d’un Supercar Challenge qui n’en reste pas moins une compétition acharnée.

Loin des championnats où les concurrents ne s’expriment qu’au travers de communiqués savamment réfléchis et ne se rencontrent qu’aux briefings, le Supercar cultive la bonne humeur et l’entente cordiale tout en offrant des courses disputées, régies par un règlement qui a le mérite d’être simple et clair, assorti d’une organisation à l’écoute des pilotes.

Dans ce contexte idéal, ajoutez un franc soleil, une température redevenue raisonnable et un public nombreux et enthousiaste qui a envahi toutes les tribunes du circuit d’Assen, vous aurez le décor de ce meeting estival très réussi.

Pour le Delahaye Racing Team, la satisfaction est aussi au rendez-vous. Avec une victoire quasi inespérée le samedi et une sixième place acquise aux forceps le dimanche, Pierre Étienne repart des Pays-Bas en confortant sa place de leader en catégorie GT.

’Avec le handicap imposé par le règlement – un arrêt/ravitaillement de 2’07’’ en première manche, porté à 2’22’ en seconde manche – je ne pensais pas pouvoir gagner ici. Mes adversaires directs ont des temps d’arrêt moins conséquents, en fonction de leurs résultats précédents, j’avais franchement peu de chance de finir en tête. Et pourtant ….’’ confie Pierre Étienne samedi soir.

’Lors du premier départ, une Ferrari c’est mise en vrac dans le droit après les stands. Il a élargi sa trajectoire, j’étais à l’intérieur, je suis passé sans trop de souci et j’ai gagné deux places au passage. Tout le début de course, j’avais une Viper dans mes rétroviseurs. J’ai fini par prendre quelques longueurs d’avance. Je ne me suis pas inquiété, je l’avais à ma main. J’ai doublé la Lotus 226 qui est un de mes principaux rivaux avant le pit stop. En ressortant des stands, j’étais juste derrière cette même Lotus ! Je l’ai repassé mais c’était chaud, il ne m’a pas lâché. A deux tours de la fin, nous sommes tous deux remontés sur un attardé qui a fermé une porte alors qu’on lui présentait le drapeau bleu ; le pilote de la Lotus a été surpris, il m’a accroché légèrement. La carrosserie de ma Volvo  touchait le pneu mais ça ne m’a pas empêché de finir en tête’’ raconte-t-il avec un grand sourire.

La seconde joute sera un peu plus compliquée.

‘’Une Ferrari m’a tapé !’’ entend-t-on dans les casques radio quelques instants après que la meute se soit élancée. Décidément, les Ferrari semblent difficiles à contrôler, au vu de la pagaille semée lors du départ de la course de la veille par une voiture elle aussi marquée du Cavalino Rampante …..

’Il faut regarder l’auto quand je passe, il y a quelque chose qui ne va pas !’’ lâche encore Pierre Étienne à la radio. Le staff au grand complet surveille le passage de la Volvo S 60 mais ne relève aucune anomalie ni aucune casse.

Pierre Étienne manifestement en proie à quelques doutes sur le comportement de sa monture mettra plusieurs tours à retrouver à l’indispensable confiance nécessaire pour se concentrer exclusivement sur son pilotage. Le long arrêt réglementaire confirmera la bonne santé de la Volvo aux couleurs Hôtel du Ministère et la suite de la course – exceptionnellement limitée à 45’ au total – se poursuivra normalement, avec au bout du compte un quatorzième rang au classement général.

‘’Pas terrible ….. ‘’ confiera plus tard Pierre Étienne qui espérait un meilleur résultat, en particulier dans la catégorie GT où il ne s’adjuge que la sixième place.

Le bilan est pourtant positif : trois points de plus ajoutés dans son escarcelle par rapport à son plus proche poursuivant permettent à Pierre Étienne de réaliser une opération intéressante, non seulement il garde la tête de sa catégorie mais il accroit son avance. Au classement général, il conserve également une position enviable.

Avec encore trois meetings au calendrier – Zandvoort, Spa et Assen – le championnat de Hollande est loin d’être terminé et la lutte restera certainement intense jusqu’à l’épilogue. Et le Delahaye Racing Team est plus que jamais prétendant à la victoire en GT, qu’on se le dise !

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Pierre Etienne retrouve le volant de sa Volvo S 60 à l’occasion du Gamma Racing Day

Le circuit d’Assen accueille la cinquième manche du Supercar Challenge, un meeting où le Delahaye Racing Team aligne la Volvo S 60 de Pierre Etienne bien évidement.

’Nous avons à peine fini de sortir des camions le matériel utilisé lors des 24 Hours of Francorchamps, nous voilà déjà repartis aux Pays Bas ! Et nous retrouvons ici la même canicule que nous avions le week-end passé ! ’’ explique Gilles Terlinden. Le planning du Delahaye Racing Team ne connaît pas de temps mort cette année !

La chaleur, il en fut question tout au long de la journée du vendredi durant laquelle étaient programmés les essais libres et qualificatifs de ce nouveau rendez-vous du championnat de Hollande tourisme.

Avec des pics à plus de 36° affichés au thermomètre, inutile de préciser que les pilotes comme les mécanos ont souffert, sans compter les moteurs qui apprécient peu les contraintes liées à de telles températures.

’Nous n’avons pas rencontré de souci avec le refroidissement du moteur mais il est clair que nous avons surveillé de très près les acquisitions de données pour vérifier qu’aune surchauffe ne venait contrarier le bon fonctionnement de l’auto. Et pour Pierre Etienne, nous avons installé une gourde d’eau dans la voiture – comme en endurance – pour qu’il puisse s’hydrater’’ explique Joffroy, l’un des ingénieurs du team.

A l’issue des qualifications, Pierre Etienne s’est octroyé la troisième place de sa catégorie, à seulement quatre dixièmes du second. Les chronos réalisés lui octroient respectivement la 13ème et la 12ème place sur les grilles de départ du samedi et du dimanche. Seule contrariété : un gravillon venu se loger dans le mécanisme de la pédale de gaz en fin de qualification aura interrompu prématurément la séance mais sans réelle incidence sur le résultat final.

’Je découvre le circuit, les essais ont été trop courts pour que je sois vraiment au top. Le tracé est rapide mais aussi très technique. Comme la piste est étroite –  le circuit a été conçu pour les motos à l’origine – il est difficile de doubler. Il faut prendre l’aspi d’un concurrent et le déboîter dans les bouts de droit sinon c’est impossible. Et puis il y a peu de grip aussi, et la chaleur que les pneus ont du supporter n’a pas aidé pour trouver de l’adhérence’’ explique Pierre Etienne avant de se plonger dans les images de la caméra embarquée pour analyser ses trajectoires.

Avec douze points d’avance au championnat, Pierre Etienne peut appréhender sereinement ces deux manches. Encore quelques heures et le feu vert libèrera les 43 voitures engagées pour la première des deux courses.

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Kelders-Desbruères-Hirschi-Rostan à l’arrivée des 65ème 24 Hours of Spa

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Boucler cette 65ème édition des 24 Hours of Spa, ça, c’est fait pour Christian Kelders, Daniel Desbruères, Pierre Hirschi et Marc Rostan. Au terme d’une course rendue éprouvante par la chaleur, ils s’adjugent la 26ème place au classement général et la 5ème dans la catégorie Gentleman Trophy.

’Nous n’aurions pas pu espérer beaucoup mieux’’ confie Christian après l’arrivée. ‘’Même en comptant les tours perdus lors du changement d’embrayage, nous n’aurions pas gagné beaucoup de places, les écarts entre les concurrents qui nous précèdent sont trop importants. Daniel, Pierre, Marc et moi avions avant tout l’ambition de nous faire plaisir et de terminer l’épreuve, l’objectif est atteint. La chaleur était étouffante par moment – plus de 45° relevés dans l’habitacle en journée ! – et c’est sûrement ce qui a été le plus difficile à supporter. Pour le reste,nous n’avons connue aucun gros crash ni aucune grosse sortie, l’auto est revenue intacte, nous avons fait une course régulière, le team a été parfait, nous pouvons être satisfait’’ complète t-il.

Le film de la seconde moitié de course a été plus proche de la romance que du thriller. Après les avatars de la seconde heure et le changement de l’embrayage, l’équipe espérait bien vivre une course sans histoire et c’est bien ce qui s’est passé.

Si tout le paddock s’attendait à tout moment à ce que le ciel tombe sur les têtes, il n’en a rien été. Quasiment pas une goutte de pluie durant ces vingt-quatre heures, un fait assez rare pour être souligné pour qui a l’expérience de la météo estivale à Francorchamps. Les prévisionnistes annonçaient pourtant des averses sur le circuit, avec même une alerte orageuse relayée par les organisateurs. Il aura plu abondamment sur tout le pays, en particulier le samedi soir….sauf dans la région de Spa, un comble pour une ville réputée pour ses eaux !

’Je ne donne plus aucune prévision, il est impossible de trouver une information fiable, tout ce que renseignent les sites météo est faux ! Ici, une carte des précipitations indique qu’il devrait pleuvoir à cet instant à Francorchamps et pourtant nous n’avons pas de pluie ! On lève la tête et on regarde s’il tombe quelque chose, tout bêtement…‘’ lâche le préposé aux prévisions météorologiques sollicité une énième fois le dimanche matin.

Au fil des heures, les relais ont continué à se succéder sans temps mort ni aléas.

’La voiture a sous-viré durant tout mon relais ! J’avais pourtant des pneus neufs !’’s’exclame Marc en descendant de la Porsche 911 GT3-R le dimanche en milieu de matinée. ‘’Rien de grave, j’ai fait de bons chronos mais ce n’était pas très agréable de conduire ainsi. Le comportement de la voiture était très différent de mon relais précédent. Il n’y avait pourtant pas de raison. Je pense que ce sont les pneus qui sont en cause’’.

Et en effet, l’auto équipée d’un nouveau train de Pirelli retrouvera instantanément un comportement normal sur la piste. Un des rares soucis rencontrés en cette seconde moitié de parcours ….

À l’arrière du box, l’atmosphère aura été détendue, un havre de paix et de tranquillité pour les ingénieurs comme pour les pilotes et leurs invités. ‘’L’ambiance est très conviviale ici !’’ s’étonne Pierre Hirshi à l’heure du déjeuner dominical, tout en soulignant la qualité du travail réalisé. Après deux tiers de course et à une heure où la fatigue commence à se faire sentir, le compliment sera particulièrement apprécié.

Complice dans leur engagement dans le championnat Blancpain Endurance Series, Christian et Daniel se sont partagé deux moments forts de l’épreuve : le départ de l’épreuve pour le premier, le passage sous le drapeau à damier pour le second. Et toutes l’équipe s’est évidement hissée sur le mur de chronométrage pour saluer l’arrivée de la Porsche numéro 58, les cris de joie juste masqués par le bruit du flat 6 qui aura donné sa pleine puissance durant les 505 tours réalisés, soit pas moins de 3.537 kilomètres.

Quelques instants plus tôt, la Mercedes SLSAMG GT 3 de Schneider/Buhk/Götz aura elle aussi été saluée par le nombreux public comme par l’ensemble des teams, cette voiture s’adjugeant la victoire devant la Porsche 911 GT3-R de Lieb/Lietz/Pillet avec seulement un tour d’écart !

’Nous avons fait la connaissance de Pierre Hirschi et Marc Rostan, deux pilotes très sympathiques que nous avons été heureux d’accueillir. Pour le reste, je pense que nous avons bien travaillé. Le Delahaye Racing Team a montré une nouvelle fois sa compétence. L’objectif initial a été réalisé, nous avons amené notre Porsche 911 GT3-R à l’arrivée dans les meilleures conditions possible’’ commente Gilles Terlinden en guise de conclusion. ‘’Nous sommes prêts à revenir en 2014’’ ajoute-t-il en souriant.

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Le Delahaye Racing Team dans la fournaise des 24 Hours of Spa

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C’est la chaleur accablante qui règne sur les Ardennes Belges qui aura marqué la première partie des 24 Hours of Francorchamps, une chaleur lourde et pesante pour les corps comme pour les mécaniques.

Si le soleil était le bienvenu pour la traditionnelle parade qui a permis au public de saluer les 65 équipages qui avaient pris place à bord d’anciens cabriolets pour un tour d’honneur du tracé spadois, il a été moins apprécié par les pilotes contraints de patienter un long moment dans leur voiture durant la procédure de mise en grille et de départ.

Il est 16h30’ lorsque le starter libère la meute de concurrents, tous bien décidés à en découdre jusqu’à la dernière minute si nécessaire pour défendre une place dans le classement final. Le spectacle est à couper le souffle : le gratin des pilotes GT est réuni ici. Ça se voit aux chronos et sur la piste !

La Porsche 911 GT3-R du Delahaye Racing Team est pilotée par Christian Kelders pour un premier relais avalé tambour battant.

’J’ai eu un peu de mal à me débarrasser d’un concurrent qui m’a bouchonné quelques tours mais une fois dépassé, j’ai pu adopter un rythme plus soutenu. Il fait très chaud dans l’auto et ça, c’est dur à supporter. Si je n’avais pas eu un système qui me permet de boire durant mon relais, je me serais arrêté !’’ expliquera-t-il à son retour au box.

Après 65 minutes d’effort, il cède alors le volant à Daniel Desbruères et c’est reparti. Mais pas loin …… pas plus loin que le bout de la pitlane F1. L’embrayage a surchauffé et refuse tout service. L’autopsie de la pièce démontrera plus tard qu’il a effectivement pris un sérieux coup de chaud ! La Porsche 58 repoussée dans son stand par les mécanos, le diagnostic est rapidement posé. Le démontage de la boîte de vitesses et le remplacement de l’embrayage ne prendra que 45 minutes, un exploit en soi mais qui fera malgré tout plonger la voiture au classement général.

Qu’à cela ne tienne, Marc Rostan, Pierre Hirschi, Daniel Desbuères puis Christian Kelders vont se succéder au volant et remonter au classement au prix d’une course régulière. Les relais s’enchaînent, double durant la nuit. Les panneauteurs affichent la progression tour après tour jusqu’à brandir un ‘’P 33’’ tout juste à la mi-course, assorti d’un ‘’P 6 CAT’’ qui annonce la position dans la catégorie Gentleman Trophy.

Suivant le tableau de marche élaboré par les ingénieurs, le double tour d’horloge doit être ponctué d’un arrêt nécessaire pour le remplacement des disques et des plaquettes de frein, en plus des opérations habituelles. En même temps que le jour se lève, le stand s’anime en prévision de ce ravitaillement particulier qui est réalisé peu avant 7h00’ dans un temps record, sans bousculade ni précipitation mais avec toute l’efficacité requise. Une course se joue aussi dans les stands.

Il reste à ce moment un peu moins de dix heures de courses.

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24 Hours of Spa : qualification sans problème pour la Porsche 997 GT3-R du Delahaye Racing Team

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Suivant le programme établi, les séances d’essais libres et qualificatifs se sont succédé tout au long du jeudi. La seule petite averse de la journée n’aura perturbé que les essais des courses annexes, sans conséquence donc pour les 65 concurrents qui ont finalement pris la piste ce jeudi pour décrocher une place sur la grille des vingt-quatre heures.

Notre quatuor Kelders-Desbruères-Rostan-Hirschi s’est appliqué tour après tour à réaliser le meilleur chrono possible mais surtout à se mettre en main la Porsche 911 GT3-R.

Ce fut en particulier le cas pour Pierre Hirschi et Marc Rostan qui ne connaissait pas la voiture et qui on donc prit le temps d’en découvrir le ‘’mode d’emploi’’.

Au total, cent tours – tour rond ! – ont été bouclés. Une petite alerte en début de journée aura retenu l’attention du staff technique un bref instant : le système de traction control dont le voyant se sera allumé pour signaler une défaillance. Les acquisitions de données montreront également une pression d’eau anormale, un souci tout aussi vite résolu. Au bilan de cette entrée en matière, la Porsche numéro 58 a montré sa bonne préparation.

Marc Rostan n’a pas mis longtemps à comprendre le fonctionnement de l’auto, il réalise un temps de 2’26’’418 qui octroie à la voiture du Delahaye Racing Team le 58ème rang au classement général et la 6ème place de catégorie.

‘’C’est fort différent de la Ferrari que j’ai l’habitude de piloter, je cherche les limites de l’auto, je dois m’habituer. La voiture est équilibrée et agréable à conduire. Je pense que je vais vite prendre mes marques au fur et à mesure de mes relais et améliorer progressivement mes temps’’ confie Marc en fin de soirée.

Christian livre ses impressions au moment de fermer le box, tard dans la nuit : ‘’Nous n’avons pas assez roulé. Les séances sont vite passées, à quatre pilotes il est difficile de faire de longues séries de tours en si peu de temps. C’est dommage, surtout pour Pierre et Marc qui découvrent l’auto mais c’est ainsi. Nous avons rodé des plaquettes et des disques de frein, cela prend un peu de temps aussi mais c’est indispensable. La voiture va bien. Elle est exigeante mais c’est le lot de toutes ces GT 3 qui nécessitent un pilotage pointu pour aller vite, à la limite un peu trop pointu pour des gentlemen drivers d’ailleurs. Nous l’avons exploitée au mieux, nous avons vu aussi qu’elle était parfaitement préparée et que le team avait travaillé avec beaucoup de sérieux comme toujours’’.

Interrogé sur l’arrivée de Marc Rostan et Pierre Hirschi, Christian confie : ‘’Nous ne nous connaissons pas ! Nous nous sommes croisés quelques fois mais sans plus. Les contacts ont été bons, nous nous sommes vite mis d’accord et nous voilà à Francorchamps ! Tout se passe au mieux, il y a une bonne entente  et nous sommes sur la même longueur d’onde, c’est ce que nous espérions’’.

‘’Pour le reste, je suis heureux de l’organisation et de l’ambiance du team. Pierre (Sevrin) et Gilles (Terlinden) cultivent des valeurs humaines auxquelles je suis aussi très attaché. Il y a un esprit Delahaye que l’on retrouve rarement ailleurs, cela fait partie intégrante de mon engagement en sport automobile ’’ ajoute-t-il.

Il reste maintenant à exploiter ce vendredi pour peaufiner les réglages et la préparation de la Porsche, relire les notes sur les tactiques de courses et le planning des ravitaillements, revoir encore une fois l’organisation du stand et l’attribution des rôles dévolus à chacun, ….. La réussite dans une telle épreuve tient à la parfaite maîtrise de tout ce qui est prévisible mais aussi à la bonne gestion de l’imprévisible !

‘’Je suis confiant’’ martèle à plusieurs reprises Christian en guise de conclusion, un sentiment largement partagé par ses équipiers et tout le Delahaye Racing Team.

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24 Hours of Spa : la météo comme arbitre du plus beau combat de l’année ?

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A deux jours des essais qualificatifs des 24 Hours of Spa, c’est vers le ciel que se tournent toutes les têtes.

Si la Belgique connaît un climat marqué par une chaleur intense, cela pourrait bien changer très vite. Des perturbations pluvio-orageuses sont attendues à partir de vendredi et pour tout le week-end, avec en prime des températures toujours anormalement élevées qui devraient contribuer à rendre l’atmosphère lourde et pesante. Tout un programme !

Face à un tel scénario, le choix des pneus slick ou pluie suivant les conditions de piste pourrait constituer un facteurs décisif pour bien figurer au classement ou tout au contraire un cauchemar pour les ingénieurs d’exploitation et les teams managers.

 »Les Porsche ont une excellente motricité sous la pluie de par leur architecture particulière (propulsion + moteur arrière), cela pourrait donc être un avantage pour nous »’ commente Pierre Sevrin.  »Ce sera peut-être plus difficile pour les pilotes qui devront composer avec les averses annoncées et une température élevée dans l’habitacle. Nous verrons bien. Et puis la météo n’est pas une science exacte. On fera comme tout le monde : on composera avec ce qui tombera ou ne tombera pas du ciel ! » ajoute-t-il.

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24 Hours of Spa : la Porsche 997 GT3-R du Delahaye Racing Team au départ de la plus belle course du monde !

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Second événement phare pour le Delahaye Racing Team en ce mois de juillet après les 25 Hours Be Trophy, le mythique double tour d’horloge spadois retient toute l’attention de l’équipe.

Mais une fois n’est pas coutume, parlons des concurrents engagés dans cette prestigieuse épreuve : pas moins de 70 voitures représentant 9 marques différentes se disputeront la victoire avec Porsche, Ferrari, Audi, Lamborghini, Mercedes, BMW, McLaren, Nissan et Aston Martin. Avec un tel plateau, la 65ème édition des 24 Hours of Spa s’annonce plus passionnante que jamais !

La Porsche 997 GT3-R de Christian Kelders et Daniel Desbruère sera de la partie. Les deux compères habitués du Blancpain Endurance Series ne feront certainement pas concurrence aux ténors inscrits au volant de voitures d’usine mais ils escomptent bien tirer leur épingle du jeu en misant sur leur expérience et sur leur régularité, avec en point de mire une place sur le podium du Gentleman Trophy.

On le sait, vingt-quatre heures c’est long et il n’est pas question ici de rouler juste à deux. Ils seront donc rejoints pour l’occasion par le Français Marc Rostan et par le Suisse Pierre Hirschi.

Le premier revient en Blancpain Endurance Series après avoir pris part à deux manches l’an passé – dont les 24 Hours of Spa – sur une Ferrari 458 Italia GT3 du Kessel Racing. Le second a pris part aux trois premières manches de la saison 2013 sur une Audi R8 LMS ultra du Saintéloc Racing.

Avec quatre pilotes de cette trempe associés au Delahaye Racing team dont la compétence en endurance n’est plus à démontrer, l’équipe devrait afficher une belle homogénéité.

Les festivités commencent ce lundi, les camions badgés Delahaye prenant dès à présent possession de l’espace qui leur est dévolu à l’arrière du stand numéro 10 dans l’allée F1.

‘’Nous avons parfois l’impression de faire un métier de déménageur !’’ explique Pierre Sevrin. ‘’Nous déplaçons à chaque course une quantité incroyable de matériel, de la cuisine aux écrans de télé en passant par les panneaux d’habillage du stand et à l’outillage toujours conséquent. Cette mise en place est laborieuse mais elle nous permet ensuite de disposer d’un environnement professionnel et pratique. C’est important, cela contribue aussi à de bonnes performances en course, au confort de tous, au bon accueil de nos invités et de nos partenaires’’.

Gilles Terlinden – l’autre boss du team – parcourt les ateliers avant le chargement des camions et jette un dernier regard pointu sur le matériel et le stock de pièces qui accompagnent la Porsche Réal Solutions, à l’affût du moindre petit détail qui aurait échappé à la vigilance de l’équipe : ‘’Tout doit être méticuleusement préparé. Le moindre oubli pourrait nous faire perdre un temps précieux, chaque chose doit être pensée et réfléchie avec soins. La partie administrative est non négligeable aussi : il faut gérer les pass qui nous sont accordés, les accès pour les véhicules, les cautions pour les stands ou l’essence, il faut aussi veiller aux commandes auprès de nos fournisseurs de pneus, d’huile, …… Tout cela constitue une masse de travail et autant de sujets de stress. Je pense que le public qui vient assister aux courses est loin de s’imaginer l’énergie que cela demande. Et je ne vous parle pas de la préparation de la voiture !’’ ajoute-t-il, très concentré.

Samedi à 16h30’, seule la course occupera les esprits et nul doute que le spectacle sera magnifique, que ce soit pour le public et les pilotes comme pour les équipes.

Avant cela, vous pourrez assister à la traditionnelle parade qui aura lieu le mercredi 24. Les bolides prendront la route depuis le Raidillon à 16h00’ pour se diriger place Royale à Spa ou le public pourra à loisir les admirer et échanger quelques mots avec les pilotes.

Autres temps forts, les essais qui se dérouleront toute la journée du jeudi 25, avec les sessions de nuit toujours très spectaculaires et propices aux meilleurs chronos.

Enfin, le vendredi verra se dérouler une super pole à 18h15’ qui succédera aux diverses courses support : BRCC, Formula Renault 2.0, Lamborghini Super Troféo, British F3, ….

Vous souhaitez suivre les vingt-quatre heures sur le net ? Vous avez le choix : www.blancpain-endurance-series.com, http://www.total24hours.com ou www.facebook.com/24hoursofspa ainsi que @24HoursofSpa sur Twitter.

Et bien sûr, la page Facebook et le site web du Delahaye Racing Team accessible à l’adresse www.delahaye-racing.com vous tiendront également informé du parcours de la Porsche numéro 58.

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25 Hours Be Trophy : le mauvais sort s’est acharné sur le Delahaye Racing Team !

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Disons-le d’entrée de jeu : les 25 Hours of Francorchamps édition 2013 auront été un week-end noir pour le Delahaye Racing Team.

Alors que l’équipe nourrissait de légitimes ambitions de podium, les dieux de la mécanique en ont décidé autrement, un mauvais sort s’acharnant sur les trois voitures engagées.

C’est tout d’abord la Be Trophy 264 Rétrodor, tenante du titre 2012 et victorieuse ici même douze mois plus tôt, qui connaissait un bris d’échappement et de turbo après cinq heures trente de course, l’obligeant à un long arrêt qui la faisait passer du haut du classement à ses tréfonds.

Si leurs rêves d’une seconde victoire longtemps caressés s’envolaient, Alexandre Viron, Gauthier Engisch, Laurent Richard et Pierre Etienne n’en sont pas moins repartis le couteau entre les dents pour une longue remontée, avec pour objectif de recoller au plus près de la tête de course.

Las, Gauthier percutait un concurrent au-dessus du Raidillon au milieu de la nuit et ramenait une voiture dont le radiateur laissait échapper de grosses gouttes d’eau bouillante. Une nouvelle réparation éclair et la Be 264 retrouvait fort heureusement la piste mais à nouveau loin dans le classement général. Contrairement à certaines règles de solidarité d’usage en cyclisme, les autres pilotes ne l’ont pas attendu !

Aux deux tiers de l’épreuve, c’est enfin la boîte de vitesses qui décidait à son tour de rendre l’âme, signant par la même occasion l’abandon définitif de cette Be bien malchanceuse.

Le changement de pare-brise – largement marqué par une projection de pierres lors du premier relais – relève de l’anecdote au regard des autres problèmes rencontrés …..

’Nous avons vu qu’une Evo 2 bien pilotée était toujours compétitive face aux nouvelles Evo 3. Notre auto était bien préparée, la stratégie élaborée par le team était excellente. Nous avons très vite pointé aux avant-postes et nous avions toutes nos chances de finir la course sur le podium mais là, nous avons collectionné les soucis de façon incroyable ! C’est une édition des vingt-cinq heures à oublier’’ explique Laurent, avant d’ajouter ‘’Nous reviendrons l’année prochaine, parce que c’est une course très sympa et qu’on ne va pas rester sur cette contre-performance !’’

Pour la Be Evo 3 numéro 255 pilotée par Benoît Visnovsky, Didier Van Dalen, Arthur Tanghe, Guillaume et Édouard Mondron, ce fut également un bris de boîte qui sonna le glas de leurs espoirs.

Si celle-ci fut changée dans un délai très court, le temps perdu ne sera bien sûr jamais rattrapé. Malgré une motivation jamais prise en défaut et une ténacité sans faille entretenue jusqu’au terme de l’épreuve, ils devront se contenter d’une anonyme 14ème place bien loin de refléter leur potentiel.

’Ces jeunes ont du talent et ils ont bien préparé leur course. Les voilà bien mal récompensés de leurs efforts’’ résumera Thierry Van Dalen – le père de Didier – peu avant l’arrivée.

Avec le double de points accordés ce week-end par rapport aux autres meetings de l’année, faut-il préciser que les pilotes de ces deux voitures réalisent ici une très mauvaise opération au classement du championnat ?

Terminons par la 365 biplace aux couleurs Carpass qui – outre son rôle de taxi le rapide du monde – revendiquait la victoire dans sa catégorie. Elle échoue elle aussi dans le bas du classement.

Retardée par d’inextricables problèmes de frein auxquels on ajoutera une roue arrachée le dimanche matin lors d’une spectaculaire sortie de piste, cette voiture pourtant performante aura vu plus souvent que de raison la lumière des néons de son box, au grand désespoir de Stéphane Lémeret, Alain Vercammen, Miguel Coppieters et Arnold de Quirini.

Consolation : la trentaine de passagers embarqués à son bord durant ces deux journées auront vécu des instants mémorables. A voir leur sourire et à entendre leurs commentaires, ils ont à l’évidence profité pleinement de cette expérience unique et des sensations distillées par la Be Trophy Carpass.

S’il devait y avoir une coupe pour les mécaniciens, c’est le staff du Delahaye Racing Team qui devrait la brandir avec fierté après tant d’heures d’un travail éreintant. Le stock de pièces a été largement mis à contribution aussi, c’est le moins que l’on puisse dire ……

‘’On n’a pas arrêté une minute ! Entre les relais et les réparations, ça a été du non-stop durant toute la course. Les mécanos ont fait du bon boulot, on peut les féliciter. Après, une course se gagne sur la piste et pas à l’arrêt dans un stand ….. ’’ commente Pierre Sevrin.

’Nous avons accumulé les malchances et les casses. C’est désolant, nous avions préparé cette course à l’atelier durant des semaines, les pilotes ont fourni leur part de travail avec brio. Alors que nous avions pris la tête de l’épreuve un moment, le résultat final est très loin de ce que nous escomptions et de ce dont nous sommes capables’’ conclu Gilles Terlinden.

‘’Certaines pièces n’auraient jamais du casser, il y aura une discussion avec les fournisseurs mais cela ne nous rendra pas les points perdus dans l’aventure. Nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur et chacun a mis du sien pour que l’ambiance soit celle que nous connaissons durant toutes les courses. À défaut d’un brillant résultat sportif, ces vingt-cinq heures auront été conviviales. De la cuisine située sous l’auvent à l’arrière du stand jusqu’au mur qui borde la piste en passant par le box ou les places réservées aux ingénieurs, personne n’a fait l’économie d’un sourire ou d’un bon mot. C’est l’esprit Delahaye et c’est déjà une victoire en soi !’’ conclu-t-il, philosophe.

On se donne donc rendez-vous dans un an, même heure et même endroit, pour la revanche !

Ultimes préparatifs avant les 25 Hours of Francorchamps pour le Delahaye Racing Team

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C’est la veillée d’armes dans les stands 22 et 23 occupé par le Delahaye Racing Team et ses trois Be Trophy 365 Carpass, 255 Arwac et 264 Rétrodor qui terminent respectivement au 2ème rang des biplaces et aux 18ème et 20ème places du classement général.

Si quelques détails techniques sont venus occuper les mécaniciens du team durant cette longue journée, ce sont surtout les conditions météorologiques qui se sont montrées déterminantes pour ces essais. En effet, les pilotes qui ont su réaliser un bon chrono dès les premiers instants de la séance du matin ont – sans le savoir – fait la bonne affaire. Avec une piste à température idéale et un air tiède à peine réchauffé par le soleil, les conditions étaient optimales pour les mécaniques et les pneus qui ont fourni un rendement maximum.

Le thermomètre grimpant en même temps que la piste se couvrait de résidus de gomme, les chronos se sont avérés moins percutants au fil des heures.

Quelques équipages auront bien tenté un baroud d’honneur dans les dernières minutes d’essai. Peine perdue, c’est aux premières heures du jour que tout s’est joué. Particulièrement habile dans un tel contexte, c’est un team italien qui s’adjuge au final la pôle position.

’Nous avons eu quelques petits réglages à peaufiner et il est vrai de petits soucis mécaniques mais rien de bien sérieux. Nous aurions pu mieux nous mettre en valeur durant ces essais mais l’essentiel n’est pas là. L’endurance à ses règles : fiabilité, régularité, efficacité. La course se joue demain, elle durera vingt-cinq heures et ceux qui tiendront le rythme le plus élevé sans connaître d’ennui seront devant. Nous sommes partis du 14ème rang l’année passée, cela ne nous a pas empêchés de gagner !’’ commente Gilles Terlinden.

Tandis que les mécaniciens révisent les voitures sous la houlette de Pierre Sevrin, les ingénieurs affinent leurs tableaux de marche et leurs calculs de consommation. La nuit est loin d’être finie ……

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