Coupe de France des Rallyes : la voiture de Madame est avancée !

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Daniel Desbruères – coéquipier de Christian Kelders en Blancpain Endurance Series sur la Porsche n° 58 préparée par le Delahaye Racing Team – est aussi amateur de rallyes. Heureux propriétaire d’une très belle Ford Escort RS Mk I de 1969, il n’hésite pas à l’engager en Coupe de France des Rallyes.

Au volant ? Madame Desbruères ! Unis dans la vie comme en course, Catherine et Daniel partagent en effet l’habitacle de cette Escort et – galanterie oblige – c’est à madame que revient le volant tandis que monsieur se charge du roadbook et des tripmasters.

N’en déplaise aux machos de tous bords, les pilotes au féminin occupent une place non négligeable en sport automobile et surprennent souvent par un coup de volant subtil assorti de chronos qui eux n’ont rien à envier à ceux des poilus ! Vous vous souvenez d’une certaine Michèle Mouton qui fit trembler les ténors du rallye mondial sur une Audi Quattro ‘’courte’’ aussi bestiale que performante ? …

Point de mythique Group B au 42ème rallye d’Autun Sud Morvan – et qui se double pour la seconde fois d’un parcours réservé au Classic – mais une belle brochette de Renault R 5 Turbo, BMW 2002 TI et autres Alpine A 110. Avec 168 kilomètres entièrement sur asphalte réparti en 12 spéciales, l’ASA Morvan propose un magnifique parcours au cœur de la Bourgogne, de quoi ravir la centaine de concurrents engagés toutes catégories confondues comme le public.

Confiée pour l’occasion aux mains expertes des mécaniciens et des ingénieurs du Delahaye Racing Team, la Ford a été méticuleusement préparée pour cette épreuve. Si les voitures de course des années soixante ne connaissent pas l’électronique, le multiplexage ou les acquisitions de données, il n’en reste pas moins qu’un 4 cylindres de 1841 cc qui crache plus de 200 chevaux requiert une attention certaine. Et si l’on précise que le poids total de l’auto avoisine les 750 kg, on aura compris que son rapport poids/puissance lui confère de sacrées performances.

Samedi 24 août, la Ford numéro 219 se dirige vers l’entrée de la première spéciale. Coup de théâtre : l’alternateur refuse tout service ! Sans l’indispensable alimentation électrique, il est illusoire d’espérer boucler ne fut-ce que quelques kilomètres. Une batterie de secours est placée dans le coffre pour permettre un dépannage sommaire mais une fois le diagnostic posé, c’est l’abandon.

’Nous ne pouvions rien faire’’ explique Matthieu, l’ingénieur qui suit la voiture. ‘’Un alternateur qui lâche, ce n’était vraiment pas prévisible. Nous en avions un autre mais il ne correspondait pas tout à fait à celui qui était sur la voiture. Au prix d’une adaptation de fortune, nous avons pourtant réussi à le mettre en place. Entre-temps, nous avons vu passer tous les concurrents, la mort dans l’âme. Et la sanction est tombée, nous étions hors délai et donc hors course’’.

Daniel et Catherine n’entendaient pas en rester là, une demande de dérogation fut donc introduite afin de pouvoir repartir le dimanche, en prenant pour modèle la réglementation super rallye en vigueur en Championnat du Monde. Cette demande étant reçue avec bienveillance par la direction de course, l’infortuné équipage de la Ford Escort retrouva le sourire en même temps que tombait la décision salvatrice.

C’est donc le moral gonflé à bloc que nous retrouvons Catherine et Daniel au départ de la seconde journée avec au programme quatre spéciales.

À l’inverse de leurs adversaires qui avaient déjà parcouru les tronçons chronométrés la veille, l’équipage découvrait le parcours mais signait néanmoins d’excellents chronos les plaçant en milieu de classement de chacune de ces spéciales, des étapes spéciales parcourues sans plus de souci mécanique.

Une fois franchie la ligne d’arrivée, le couple Desbruères affichait une satisfaction teinté d’amertume : ‘’Nous avons pris beaucoup de plaisir durant cette journée, ce qui nous fait d’autant plus regretter la panne d’alternateur d’hier. Nous aurions au moins aimé repartir le samedi après-midi pour la seconde boucle mais cela n’a pas été accepté. Nous retenons les aspects positifs de notre participation : la voiture a parfaitement fonctionné aujourd’hui et l’équipe a fait du très bon travail, nous nous sommes fait plaisir aussi’’.

Sur la route du retour, le premier débriefing au sein du team ne pouvait que recouper les commentaires de Catherine et Daniel : un goût de trop peu à cause de cet alternateur capricieux mais néanmoins la satisfaction d’un travail bien fait.

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Legend Boucles de Spa 2013 : objectif atteint pour Courtin/Wittamer sur leur Porsche 911 Gr3 DRT

Étienne Courtin et Bertrand Wittamer ont terminé les Boucles de Spa édition 2013, ce qui constitue en soi une belle satisfaction lorsque l’on mesure la difficulté de l’épreuve. Les abandons et les sorties de route ont été légion, le brouillard et le verglas ont aussi piégés bien des concurrents.

Les deux compères découvraient ici la Porsche 911 Gr 3 remise à neuf dans les ateliers du Delahaye Classic qui remplaçait leur traditionnelle TVR, une découverte assortie d’un engagement en catégorie Legend et non plus Classic.

Quelque peu en délicatesse avec un train de pneus qui ne donnait pas le ressenti attendu et une petite touchette à l’arrière droit dans la spéciale de la Redoute, la première boucle constitua une approche circonspecte ou la priorité fut pour chacun de prendre ses marques, d’autant plus que Bertrand Wittamer affichait une petite forme durant le début de l’épreuve.

Retour au parc d’assistance. Une rapide remise en état de l’auto et un changement de roues qui allait s’avérer bénéfique pour la tenue de route comme pour le feeling du pilote, une petite pause salutaire pour l’équipage et la Porsche numéro 92 replongeait dans la course.

Étienne Courtin et Bertrand Wittamer vont alors enchaîner les spéciales de cette seconde partie de rallye, haussant graduellement le rythme et sans plus connaître de soucis, remontant progressivement au classement.

L’ultime série de trois spéciales qui composaient la dernière boucle a constitué – comme pour tous les concurrents – un morceau de bravoure, la fatigue s’ajoutant à des conditions extrêmement piégeuses. Le passage sur le podium d’arrivée fut donc un moment particulièrement apprécié, un épilogue longuement savouré par l’équipage.

Au final, le bilan est positif pour Étienne Courtin et Bertrand Wittamer qui se seront bien adapté à leur nouvelle monture, en progressant kilomètre après kilomètre. Une 65ème place au classement général – soit la 14ème place de catégorie – récompense leurs efforts. Quant à leur Porsche 911 SC Delahaye Classic, elle a elle aussi parfaitement rempli sa mission.

Legend Boucles de Spa : Verreydt et Jali signe une splendide 7ème place au classement général sur une Porsche DRT !

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La température tourne autour de zéro degré et un léger brouillard achève de glacer les Ardennes et ses environs en ce samedi 16 février 2013. L’ambiance se réchauffe pourtant sous le chapiteau de départ des Boucles de Spa lorsque les premiers concurrents s’y présentent avant de s’élancer sur le traçé de l’épreuve, avec au programme plus de 600 kilomètres à parcourir et un total de 16 spéciales réparties en 3 boucles.

Les deux premiers tronçons chronométrés étant neutralisés, c’est dans les 14,35 km de la spéciale de Stoumont que s’ouvrent les hostilités. Après quelques minutes, le speaker annonce le second chrono pour Verreydt-Jali, preuve – s’il en fallait une – du niveau de performance du duo d’artistes et de la Porsche du Delahaye Classic ! Le ton est donné, l’ancien pilote officiel Toyota n’est pas revenu pour faire de la figuration …..

Renaud Verreydt et Jali s’entendent bien, le duo va se maintenir aux avant-postes durant toute la première boucle. Au parc d’assistance, le temps est compté, mais Jali prend le temps de livrer ses impressions : ‘Ça va très vite avec Renaud ! C’est impressionnant. Le rythme est beaucoup plus élevé qu’en reconnaissance, je ne m’y attendais pas, mais ça va’. Les commentaires de Renaud Verreydt sont plus mesurés : il est tout simplement aphone et se contente d’un rapide briefing avec le team.

À l’entame de la seconde boucle, c’est la célèbre Clémentine qui attend les équipages, une spéciale mythique toujours très prisée autant par les concurrents que par le public et dans laquelle la Porsche GR 3 numéro 9 se place au 6ème rang, dans les échappements des Duval, Van De Wauver et autres Duez. Le goupil est toujours aussi rapide et il ne manque pas de le faire savoir.

Alors qu’il pointait dans le top 3, l’équipage Delahaye Classic va commettre une erreur en pointant trop tôt dans la spéciale de Bodeux, une faute qui fera perdre de précieuses places. Pas de quoi émousser le moral des troupes, les kilomètres défilent et les secteurs chronométrés s’enchaînent avec à chaque fois d’excellents résultats.

En cette saison hivernale, la fin de la seconde boucle se dispute bien évidemment de nuit. La rampe de phares additionnelle troue l’obscurité, la cadence reste très élevée, Renaud Verreydt se bat dans chaque virage et signe encore une 4ème place dans la spéciale de Creppe avant de rejoindre le camp de base du Delahaye Classic établi à la gare de Spa.

Pour en terminer avec ces 55ème Legend Boucles de Spa, il reste 3 étapes spéciales qui vont s’avérer piégeuses et délicates. Le brouillard a en effet envahi les campagnes, une fine pellicule de verglas vient parfois surprendre les pilotes également. Renaud Verreydt et Jali réalisent le 6ème temps dans Wanne puis carrément le 2ème chrono dans Bodeux. Reste la spéciale de Stoumont et ses 14 kilomètres avant de revenir sur le podium d’arrivée ou notre duo jouera la prudence avec un 11ème temps.

Ça devenait dangereux dans cette dernière spéciale, j’avais un mur de brouillard devant moi. C’était dur mais je suis heureux d’avoir terminé cette course !’ explique Renaud Verreydt à l’arrivée, visiblement marqué par l’effort, mais tout à la joie de la 7ème place finale décrochée de haute lutte. Pour son retour à la compétition et alors qu’il n’avait jamais disputé un rallye sur une Porsche, il a marqué les esprits et régalé un public nombreux et tout acquis à sa cause.

Le suspens aura été maintenu jusqu’à la dernière seconde avec la victoire de Duval et Bourdeaud Hui littéralement talonné par Munster et Lopes, mais aussi les performances des ténors qui n’auront laissé aucun répit à Verreydt et Jali. L’édition 2013 des Boucles a tenu toutes ses promesses avec des écarts parfois insignifiants à l’issue de certaines spéciales.

Pour le chanteur interprète Jali, cette première expérience aura été marquante : ‘Le bilan est positif pour moi. J’ai appris sur le tas et j’ai commis quelques étourderies, c’est vrai. Renaud est pourtant resté très calme avec moi. C’est très compliqué d’être co-pilote en rallye ! Si je rate une note ici, les conséquences sont beaucoup plus graves que si je rate une note de musique ! On s’est fait quelques chaleurs mais Renaud à toujours bien rattrapé les situations difficiles. Il m’a impressionné. La prochaine fois, je devrai m’appliquer à rester concentré à 100 % jusqu’au bout’ explique-t-il au terme de l’épreuve.

Il y aura donc une prochaine fois ? : ‘Je ne sais pas si je reviendrai l’année prochaine, mais j’aimerai bien refaire un rallye un jour, oui, c’était cool !’ lâche-t-il avec un grand sourire.

 

Pour le team Delahaye, la satisfaction est aussi au rendez-vous. La Porsche 911SC a montré tout son potentiel et sa fiabilité, elle n’aura connu aucun souci sur un parcours pourtant cassant par endroits, dans la spéciale de Bilstain très vite transformée en champs de mines, par exemple. Cerise sur le gâteau : la belle Allemande est rentrée au parc fermé sans une griffe, une forme d’exploit quant on sait le pilotage qu’il faut adopter pour signer un tel résultat final et l’étroitesse des routes spadoises.

Rendez-vous en 2014 pour une nouvelle édition de la classique spadoise !

Boucles de Spa 2013 : Courtin/Wittamer au départ sur une Porsche 911 Gr3 Delahaye Classic

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Habitués des rallyes historiques, Etienne Courtin et Bertrand Wittamer seront au départ des 55ème Boucles de Spa sur une Porsche 911 de 1974 tout droit sortie des ateliers du Delahaye Classic.

Après plusieurs années passées à écumer les spéciales en TVR, les deux amis se sont offert une Porsche Gr 3 entièrement reconditionnée au sein des ateliers du team wavrien.

Inverser les places et passer de la conduite à droite de la TVR à la conduite à gauche de la Porsche – plus conventionnelle sous nos latitudes – ne sera pas le seul changement pour Etienne Courtin et Bertrand Wittamer. Engagés en catégorie ’50 km/h’ lors de leurs participations précédentes aux Boucles de Spa, ils s’alignent ici en ’80 km/h’. Le paysage va donc défiler un peu plus vite qu’à l’habitude ! S’ils ne visent pas la victoire, leur expérience leur permettra certainement de bien figurer.

’’La Porsche que nous leur avons concoctée est performante et idéale pour ce type d’épreuve. La voiture est littéralement neuve, nous sommes partis du châssis mis à nu pour ensuite remonter la voiture pièce par pièce avec grand soin. Au total, la restauration de cette voiture s’est étalée sur plus de cinq mois ! Au terme de ce long travail, nous avons redonné vie à une très belle voiture’’ explique Pierre Sevrin.

Avec cette seconde voiture, le Delahaye Classic sera bien représenté pour la classique hivernale, rendez-vous incontournable des amoureux de sport automobile. Une raison de plus pour rejoindre la ville de Spa ce samedi 16 février !

Verreydt et Jali en concert aux Boucles de Spa sur une Porsche DRT !

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Le Delahaye Racing Team sera une nouvelle fois présent aux Boucles de Spa, 55ème du nom, avec un équipage qui promet d’être aussi remarqué que remarquable : Renaud Verreydt associé au chanteur Jali.

Pour lire la partition des Boucles de Spa – comprenez l’épais road book – il fallait deux artistes de haut niveau. Avec un virtuose du volant comme Renaud Verreydt et une star de la chanson française en la personne de Jali auxquels s’ajoutera la symphonie délivrée par le six cylindres à plat d’une Porsche 911, le concert promet d’être somptueux !

Fort de sa brillante carrière et de l’expérience acquise au niveau national et mondial, Renaud Verreydt replonge dans le monde du rallye, en historique certes, mais toujours avec la même hargne et les mêmes ambitions. Assurément, il n’y aura pas de temps mort, pas de silence ni de bémol, avec lui c’est toujours la grosse attaque. Quand il s’assoit au volant d’une voiture de course, on est dans les rythme des Tambours du Bronx, pas dans le sifflotement feutré d’une flûte traversière ! Trois fois victorieux des Boucles en 1992, 1997 et 2000, il visera une place dans le haut du classement, pas moins.

À l’initiative de Lionel Hansen et dans le baquet de droite, le chanteur Jali s’offre une première expérience en rallye. L’auteur interprète belge d’origine rwandaise âgé de 25 ans va ranger très provisoirement sa guitare acoustique pour se plonger le temps d’un week-end dans le monde des sports mécaniques. Aux côtés d’un pilote du calibre de Verreydt, l’auteur de « Española » et « Un jour où l’autre » n’aura pas beaucoup de temps pour les vocalises, il lui faudra user d’une voix forte et décidée pour égrener les notes dans le Peltor.

La célèbre ville thermale de Spa est le dénominateur commun des Boucles et des Francofolies. Avec Renaud Verreydt et Jali, les deux événements fusionnent ! La scène sera montée dès vendredi dans le parc des Sept Heures avec en première partie le traditionnel contrôle technique qui permettra au public d’admirer les 275 voitures inscrites et de côtoyer les pilotes et co-pilotes venus de 12 pays différents. Le spectacle débutera quant à lui le samedi matin dès 8h20′ avec le départ de la première voiture.

Pour tout concert, il faut un chef d’orchestre : ce sera le Delahaye Racing Team. Pas de baguette pour Pierre Sevrin et Gilles Terlinden mais plutôt des clefs six pans, des manomètres de pression d’air et autres tournevis.

« Nous sommes heureux de retrouver Renaud qui a été vice-champion de Belgique en BTCS en 2005 sur notre Renault Clio 2.0, en compagnie de Michel Luxen et Olivier de Wilde. C’est un pilote de grand talent dont nous connaissons les qualités sportives et humaines. Quant à Jali que nous découvrons, son enthousiasme compensera son inexpérience !  » confie Gilles Terlinden une semaine avant l’épreuve.

« Nous espérons des Ardennes blanches pour ce rallye, ce serait un terrain de jeu idéal pour la Porsche 911 SC de 1976 qui leur est confiée, propriété de Lionel Hansen et dont le Delahaye Racing Team assure la maintenance et l’assistance. La motricité des Porsche fait merveille sur la neige. S’il fait sec, ce ne sera pas moins bien, il aura de toute façon un outil très performant à sa disposition  » ajoute-t-il.

Bonne nouvelle : le concert n’est pas sold out ! Nous espérons donc retrouver de nombreux fans au bord des spéciales le samedi 16 février prochain pour soutenir et encourager Renaud Verreydt, Jali et la Porsche DRT.

Le Delahaye Racing Team roule aussi à gauche !

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Dans la foulée de sa participation au  rallye du Condroz, Lionel Hansen – associé cette fois à Stéphane Prévot – s’est concocté un week-end so british dans le comté du Yorkshire, engagé au Roger Albert Clark Rally avec une Porsche 911 SC 3.0 GR. 3 de 1977.

La voiture préparée par le Delahaye Racing Team a progressé régulièrement au classement général jusqu’à prendre une solide place dans le top 20, en bonne compagnie avec d’autres pointures belges telles que Munster ou de Mévius.

Avec plus de la moitié des tronçons chronométrés disputés au compteur, les deux équipiers pouvaient envisager la suite du rallye avec une certaine confiance mais la  spéciale de Pundershow aura pourtant raison de leur belle prestation.

J’ai trop élargi ma trajectoire et nous sommes sortis dans la 15ème spéciale. Malgré l’aide des spectateurs, nous n’avons pas pu nous dégager de la situation délicate dans laquelle nous nous sommes retrouvés. À ce moment, nous étions 19ème, une belle position compte tenu de la difficulté de ce rallye » explique Lionel Hansen.

« La voiture était un peu endommagée à l’arrière gauche. Nous aurions pu repartir le dimanche mais le cœur n’y était pas. Nous sommes venus pour faire un résultat, pas juste pour aligner des kilomètres. Nous sommes déçus bien évidemment mais c’est une belle expérience. C’est vraiment un rallye de spécialistes, long, avec beaucoup de terre et donc avec un pilotage souvent en glisse. Malgré tout, on s’est fait plaisir !» ajoute-t-il.

Hansen/Toubon 8ème de l’édition 2012 du Rallye du Condroz

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Lionel Hansen et André Toubon ont décroché une belle 8ème place au classement général d’un Rallye du Condroz qui a été fidèle à sa réputation. Sur des routes glissantes et piégeuses à souhait, le duo a su associer performance et régularité pour amener à l’arrivée la magnifique Subaru Impreza WRC assistée par le Delahaye Racing Team.

« Mission accomplie ! » s’exclame – avec un grand sourire – Lionel Hansen à l’arrivée. « Mis à part une petite sortie sans grande conséquence le samedi et quelques chaleurs, tout s’est bien déroulé. André et moi, nous avons fait un excellent rallye. Et nous avons pris un immense plaisir ! »

Les 2 boucles de 5 spéciales disputées le dimanche ont amené leur lot de difficultés, en particulier en début d’après-midi lorsqu’une pluie intense a noyé les routes condruziennes pendant une bonne heure. C’est ensuite un soleil automnal bienvenu qui a accompagné les concurrents durant les derniers kilomètres d’une épreuve suivie par un nombreux public et par des médias qui ont fait le plein d’images spectaculaires et d’anecdotes en tous genres.

De plus en plus confiant, Lionel Hansen a poursuivi le parcours entamé la veille avec une grande concentration. Ses efforts ont été récompensés par des chronos très consistants, jusqu’à signer carrément un 4ème temps scratch dans l’avant-dernière spéciale.

« Le bilan est très positif. Lionel et André nous ramènent une voiture sans une griffe ! Toutes les opérations techniques ont été bien gérées, seul le remplacement d’un cardan nous aura fait perdre quelques précieuses minutes mais dans l’ensemble nous n’avons pas eu de gros souci. Comme toujours, le Condroz est un rallye exigeant pour les hommes comme pour la mécanique, nous sommes donc particulièrement heureux du déroulement de notre course et du résultat final » résume Gilles Terlinden.

Le Delahaye Racing Team a une fois encore démontré son savoir-faire. Sur circuit comme en rallye, le team de Gilles Terlinden et Pierre Sevrin affiche une remarquable polyvalence et une belle faculté d’adaptation. « Il y a un peu plus de 10 ans, un certain Pascal Gaban nous avait déjà fait confiance. Le rallye chez Delahaye, c’est déjà une longue histoire » conclu Pierre Sevrin, accompagnant son commentaire d’un clin d’oeil.

Sur le podium et malgré d’inquiétants problèmes techniques en fin de course, c’est Casier et Vyncke qui s’imposent devant Snijers et Gitsels qui auront pourtant maintenu une pression constante. Bouche et Pironet emportent la décision pour la 3ème marche.

Hansen/Toubon défendent leur 9ème place au Rallye du Condroz

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Au terme des 3ème et 4ème boucles de ce 39ème Rallye du Condroz, l’équipage de la Subaru Impreza WRC numéro 9 défend âprement sa neuvième place au classement général.

Constamment dans le haut du classement, Lionel Hansen associé à André Toubon réalise des prouesses pour tenir la Subaru ex-usine sur la route : « C’est ulta-glissant, il y a de la terre partout ! » explique André Toubon, très concentré sur ses notes.

Petite alerte à l’issue de la 3ème boucle : un mécanicien a repéré un soufflet de cardan endommagé. L’intervention mécanique est immédiatement décidée, il est en effet illusoire d’imaginer poursuivre la course sans procéder au remplacement de ce cardan. Si le staff du Delahaye Racing Team – soutenu par des mécaniciens du team First, voisin de paddock – réalise l’opération en un temps record, la voiture se présente néanmoins avec trois minutes de retard au contrôle horaire qui suit la sortie du parc d’assistance.

Pas de quoi déstabiliser le pilote brabançon qui repart de plus belle pour les 3 dernières spéciales de la journée.

La nuit ajoute bien évidemment une difficulté supplémentaire à une épreuve qui n’en manquait déjà pas. « À certains endroits, la lumière des phares est renvoyée par des murs ou des haies, c’est aveuglant, il faut le temps de s’habituer, de trouver ses repères » commente Lionel Hansen. «  Avec la nuit, il y aussi une fine couche d’humidité  qui est venue se déposer sur la boue déjà bien glissante. Il faut redoubler de prudence. On verra demain comment seront les routes, ce sera peut-être pire qu’aujourd’hui. De toute façon, on roulera avec la même philosophie : terminer l’épreuve ! Nous sommes 9ème pour l’instant, c’est bien. On prend beaucoup de plaisir au volant de cette voiture qui est extraordinaire. On va continuer sur le même rythme ».

Avec 141 équipages survivants, cette première journée a tenu toutes ses promesses. Le parcours est difficile, truffé de pièges, cassant par endroits, le spectacle est somptueux pour les spectateurs venus comme chaque année en nombre. Dans cet enfer, la domination de Casier/Vyncke n’en prend que plus de valeur, l’excellente prestation de Hansen/Toubon aussi.

Rendez-vous demain dès 9 Heures pour deux nouvelles boucles de cinq spéciales chacune, soit 76 kilomètres de tronçons chronométrés …… et des pièges à chaque mètre !

Rallye du Condroz : Hansen/Toubon dans le top 10 après 2 boucles.

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Alors que la belle Subaru Impreza WRC S10 ex-Solberg se dirige vers la sixième étape spéciale de Marchin longue de 21 kilomètres, les mécaniciens du Delahaye Racing Team retaillent des pneus en prévision des prochaines boucles. « Le fait de retailler les pneus permet de mieux évacuer la boue. Dans ces conditions extrêmes, ça fait une sérieuse différence par rapport à des pneus d’origine » explique Gilles Terlinden. Un technicien du manufacturier Michelin passe justement, il porte son regard d’expert sur le travail réalisé.

Sortie de la spéciale, 9ème rang au classement général, direction le parc d’assistance.

Les mécaniciens se jettent sur la voiture, ils ont une dizaine de minutes pour assurer la maintenance et réparer d’éventuels dégâts.

« Ça glisse énormément, j’ai fait un tout droit. J’ai ramassé de la boue mais c’est tout. A trois reprises, j’ai voulu hausser le ton dans des parties sinueuses, à chaque fois j’ai manqué de sortir ! I Dans ces contexte, il ne faut vraiment pas prendre de risque » explique Lionel Hansen en observant le travail du staff technique. Pendant ce temps-là, André Toubon s’isole pour relire ses notes.

La grille de protection du radiateur d’eau légèrement abîmée est rapidement remise en place, la boue évacuée du fonds plat et des jantes, les vitres nettoyées, les niveaux et les pressions vérifiées. C’est reparti pour une troisième boucle.

« Nous avons déjà monté la rampe de phares additionnels, il risque de faire déjà sombre à la fin de cette boucle, la nuit tombe vite » explique Pierre Sevrin. « À part la grille de radiateur que nous avons du réparer, la voiture est impeccable et fonctionne parfaitement bien. Rien à signaler ! ».

39ème Rallye du Condroz : l’équipage Hansen/Toubon et le Delahaye Racing Team au départ !

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Le jour se lève à peine lorsque la Subaru Impreza WRC n° 9 avec à son bord l’équipage Hansen/Toubon grimpe le podium de départ installé au cœur de Huy, avant de s’élancer sur le parcours de la 39ème édition du mythique Rallye du Condroz.

Si André Toubon en est à sa neuvième participation comme co-pilote, Lionel Hansen s’aligne ici pour la seconde fois. Le duo vise une place dans le top 10, un résultat tout à fait à leur portée.

Pluie, boue et feuilles mortes sont au rendez-vous, c’est un menu classique pour ce rallye qui s’annonce comme chaque année dur et sélectif.   « Ici, c’est toujours difficile, il y des pièges partout, des changements d’adhérence, de l’eau et de la terre dans chaque virage. Avant tout, il faut finir ! » explique un concurrent.

« Je vais rester prudent, ici il faut d’abord être à l’arrivée » confirme Lionel Hansen. « C’est seulement ma seconde participation à ce rallye. Je peux compter sur l’expérience de mon co-pilote mais ça reste une course difficile. J’ai une excellente voiture, très performante, mais il ne faut pas s’emballer. Une erreur est vite commise ».

Les premiers chronos s‘égrènent sur la page du live timing de l’épreuve (http://www.condrozrally.be/mobile/speciales.php) sous les regards attentifs du staff du Delahaye Racing Team.

« La journée va être longue ….. » lâche un ingénieur en préparant déjà le matériel pour la première assistance.